‘’La raison de ces affrontements, c’est une question de paternité. Chacun des deux camps dit qu’il est propriétaire de la ville de Macenta. C’est tout’’, indique Enego Guilavogui.
Derrière ces violences meurtrières, le chef de l’exécutif communal de Macenta n’exclut pas une main noire qui tire les ficelles. ‘’S’il y a la main noire, nous le saurons. Car une enquête sera ouverte’’ pour démasquer les auteurs et commanditaires.
Dressant un bilan de 11 morts, M. Guilavogui affirme qu’un calme précaire règne dans sa localité suite à l’intervention des forces de l’ordre. ‘’Les services de sécurité empêchent tout attroupement’’, précise-t-il.
Une délégation conduite par le gouverneur de la région de Nzérékoré séjourne à Macenta pour tenter d’aplanir les divergences entre les communautés.
‘’Le gouverneur de Nzérékoré ainsi que le ministre Oyé Guilavogui ont fait appel au patriarche et aux notables. Ils ont lancé des messages allant dans le sens de l’apaisement’’, assure le maitre de Macenta.
Une source locale qui s’est confiée à l’AFP qu’il est “très difficile d’identifier les corps puisque tous ou presque ont été découpés à la machette ou les crânes broyés par les cailloux ou gourdins”.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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