Financé par le Fonds français Muskoka et l’ONUFEMMES Sénégal, le projet « Prise en charge intégrée de la jeune fille vulnérable » a permis à une cinquantaine de jeunes filles de Conakry et de Kindia, parmi lesquelles figurent des victimes de violences basées sur le genre, de bénéficier de formations et d’un soutien psychosocial.
‘’Ce projet s’est étendu sur quelques mois, mais surtout le suivi des activités économiques qui ont été mises en place devrait durer entre 6 mois et un an. Tout au long de sa mise en œuvre, il nous nous a encore confortés dans le constat que le statut de la jeune fille en Guinée fait qu’elle se retrouve dans des situations de vulnérabilité énormes et déplorables’’, ajoute-t-elle.
Des représentants du ministère de la santé, des membres d’associations, des psychologues cliniciens et des professionnels du droit ont eu l’opportunité de participer à un panel d’échanges et de partage.
Pour Kadiatou Konaté du Club des jeunes leaders de Guinée, l’absence de prise en charge gratuite constitue un handicap majeur pour le soutien des victimes de violences basées sur le genre.
‘’On assiste à assez de dénonciations, mais le problème, c’est la prise en charge des victimes de violences. C’est pourquoi les parents, souvent, sont réticents à aller vers les institutions de défense de droits de l’homme. Etant donné que c’est souvent des familles qui n’ont pas de moyens, elles sont obligées de renoncer. D’où la nécessité de prendre en charge les victimes de violences basées sur le genre’’, plaide l’activiste de la société civile.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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