L’ONG Women of Africa (WAFRICA) poursuit son offensive dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Dans la matinée de ce mardi 15 novembre, cette organisation à but non lucratif a réuni autour d’un panel des acteurs impliqués dans la lutte contre ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre pays.
Ce panel, organisé par WAFRICA Guinée, s’ dans le cadre de la mise en place de son programme de découverte sur les violences sexuelles et sexistes basées sur le genre. L’objectif visé est d’inviter les acteurs intervenant sur les VBG pour échanger sur cette problématique afin de discuter sur les défis majeurs qui restent pour les survivantes et proposer des pistes de solutions.
‘’Cette exposition est une première ici à l’hôtel Atlantic View. Après, elle sera déplacée vers d’autres zones. Après cette exposition, on aura des séances communautaires. On ira dans des quartiers de Conakry, dans la région de Labé pour davantage sensibiliser les communautés, autorités aussi bien religieuses qu’étatiques sur cette problématique’’, ajoute-t-elle, assurant que mettre fin à l’impunité reste et demeure la solution majeure pour éradiquer ce fléau des VBG en Guinée.
Le commissaire Aboubacar Camara service à l’Office de protection du genre de l’enfant et des moeurs (OPREGEM), citant les types de violences faites aux femmes, assure que les autorités ne feront aucun compromis en faveur des auteurs de ces violences.
Parmi les panelistes figure Dr Amadou Mouctar Diallo, médecin légiste à l’hôpital Ignace Deen. Il assure qu’au-delà des violences basées sur le genre dans notre pays, la prise en charge des victimes reste un véritable défi pour combattre ce fléau.
‘’Dans notre service, on reçoit en moyenne dix victimes d’agressions sexuelles au quotidien. Parmi elles, on constate que 70% sont des mineurs. La plupart des accompagnateurs sont démunis. Le cout pour une victime dépend du type d’agressions. Quand on prend en charge les agressions avec coups et blessures superficielles, c’est 50 000 GNF et les produits prescrits. Ce qui va autour de 200 ou 300 mille GNF en moyenne’’, souligne Dr Diallo.
‘’Il serait intéressant qu’il y ait un tiers payeur. Logiquement, c’est ce qu’on appelle les frais de justice. Il devait y avoir un engagement étatique dans le cadre de la prise en charge des victimes pour qu’elle ose dénoncer’’, suggère Dr Amadou Mouctar Diallo.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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