Aboubacar Sylla explique pourquoi il faut changer la constitution et non la modifier

[dropcap]L[/dropcap]e ministre des Transports, Aboubacar Sylla, affirme que la constitution en vigueur, adoptée par le Conseil national de transition en 2010 et promue par le général Sékouba Konaté, comporte plusieurs insuffisances qui nécessitent son changement.

A qui veut l’entendre, le porte-parole du gouvernement dit que la constitution actuelle n’est pas l’émanation du peuple de Guinée.

‘’Maintenant qu’on est sortis effectivement de la transition, certaines personnes ne veulent pas entendre parler d’une nouvelle constitution légitimée par le vote du peuple de Guinée. La constitution de 2010 n’a fait l’objet d’aucun débat public, encore moins de l’approbation du peuple‘’, estime Aboubacar Sylla.

Le président de l’Union des forces du changement (UFC) ne manque pas d’arguments pour justifier l’adhésion de son parti à la Coalition démocratique pour une nouvelle constitution (Codenoc).

‘’Est-ce qu’on va se permettre de réviser une constitution sur 20 dispositions ? Une constitution, on l’amende, quand il s’agit d’une, deux ou trois dispositions à modifier. Mais quand vous avez 20, 25 à 30 dispositions qui sont remises en cause, il faut avoir une nouvelle constitution’’, estime M. Sylla.

‘’Nous nous sommes regroupés en tant que partis politiques, plateformes et organisations de la société civile, parce que nous voulons que notre pays soit géré par une constitution acceptée par les guinéens. Parce que la constitution est un contrat social qui définit le mode de vie politique, social et économique d’un pays. Nous voulons un contrat social que les guinéens ont adopté’’, conclut-il.

Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info

00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com

Comments (3)
Add Comment
  • Tchankunka

    Il faut ça mon ministre

  • L'intègre

    Voilà qui est bien limpide. Heureusement qu’on a des gens comme vous pour animer le débat national. Il vous faut à Sekhoutoureya Aboubacar SYLLA tant la profondeur de votre discours est importante.

  • I. Mb. SOW

    Dans aucun Etat sérieux, même africain désormais, l’on n’entendrait encore des arguments aussi ineptes. Car bien sûr qu’aucun voleur au monde ne peut trouver à son goût les textes de loi dont l’application l’empêcherait de poursuivre librement ses nuisance contre la société. C’est même une lapalissade !

    Les Aboubacar Sylla et autres transfuges de l’opposition ne jouent là qu’une mauvaise partition politique destinée, au mieux, à défendre leurs prébendes personnelles. Ils se ridiculisent à vouloir défendre l’indéfendable. Car on ne change pas de constitution pour les raisons que le récent ex-porte-parole de l’opposition républicaine (OR) et ministre de la communication dans le gouvernement de la transition invoque, et surtout dans les circonstances de fin de mandat actuelles.

    Cela releverait tout bonnement d’une supercherie politique crapuleuse visant à violer la loi électorale guinéenne en vue de permettre à AC de se maintenir au pouvoir jusqu’à sa mort…

    Il faudra vraiment qu’ils cogitent encore mieux sur leur sujet, pour nous trouver autre chose ! Car les Guinéens dans leur écrasante majorité ont déjà suffisamment galéré depuis 2010, pour savoir qu’ils n’auront rien de constructif à attendre de la gouvernance de pillages frénétiques de nos ressources, que le nouveau mentor des Aboubacar Sylla veut continuer à imposer au pays. Seule la dynamique du FNDC peut en effet offrir à notre peuple une option sérieuse de pouvoir rattraper le train ( Tanka…) susceptible de sortir la Guinée de sa léthargie endémique.

    Was-Salam !