Lors d’une conférence de presse animée ce dimanche 24 mai, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré, est longuement revenue sur la polémique liée à l’absence du FRONDEG sur certaines listes électorales, notamment la liste nationale conduite par l’ancien ministre Abdoulaye Yero Baldé.
Face aux journalistes, la patronne de la DGE a défendu la gestion du dossier par son institution, affirmant que plusieurs démarches exceptionnelles avaient été entreprises afin de maintenir le FRONDEG dans le processus électoral, malgré l’annonce de son retrait à une étape jugée décisive.
‘’Nous avons été trop indulgents envers le FRONDEG, parce que plusieurs de leurs candidatures ont été rétablies de manière exceptionnelle. Sur la liste nationale, le FRONDEG avait décidé de se retirer au moment de la clôture, mais malgré cela, la liste a été validée par la Cour suprême. Ils avaient obtenu leur maintien à Ratoma et leur candidature aux États-Unis avait également été retenue. La Cour suprême a même adressé une injonction à la DGE pour rétablir la candidature à Ratoma’’, a déclaré Djenab Touré.
La Directrice générale des élections a également indiqué que plusieurs listes communales du FRONDEG avaient finalement été maintenues à la suite de recours introduits par des candidats du parti eux-mêmes.
‘’ Au niveau des communes, à l’exception de deux cas, toutes les autres listes ont été rétablies. Ce sont les candidats eux-mêmes qui ont écrit à la DGE pour expliquer qu’ils n’avaient pas été consultés sur certaines décisions et qu’ils souhaitaient poursuivre le processus dans un esprit de consensus. Nous avons pris en compte leurs correspondances, parfois même transmises via WhatsApp, afin d’éviter que certains ne perdent leurs candidatures’’, a-t-elle expliqué.
Selon elle, aucune disposition du code électoral n’interdit à des candidats de poursuivre la compétition électorale même après le retrait officiel de leur parti politique. La DGE affirme ainsi avoir sollicité un avis consultatif de la Cour suprême avant de valider certaines décisions.
‘’De Kaalan à Siguirini, en passant par Kintinian, plusieurs candidats ont exprimé leur volonté de continuer malgré le retrait du parti. Or, aucune disposition du code électoral ne l’interdit. Nous avons donc demandé un avis consultatif à la Cour suprême, et cet avis a permis aux candidats concernés de poursuivre le processus’’, a ajouté la responsable électorale.
Poursuivant son intervention, Direction générale des élections a assuré que le retour tardif du FRONDEG dans le processus électoral n’était plus techniquement envisageable, en raison de l’avancement des opérations d’impression des bulletins de vote.
‘’Le FRONDEG a finalement manifesté sa volonté de revenir dans le processus, mais il était déjà trop tard. Les listes étaient définitivement arrêtées et nous étions en pleine impression des bulletins de vote. Il n’était plus possible de retirer certains noms, modifier les listes et recommencer toute la procédure uniquement pour eux. Il faut être justes avec nous-mêmes. Nous sommes restés cohérents dans ce dossier’’, a insisté Mme Touré.
Cette nouvelle sortie de la DGE relance le débat autour de la gestion des candidatures du FRONDEG, à quelques jours des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026 en Guinée.
Salimatou BALDE,pour VisionGuinee.Info
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