La présidence de la République ivoirienne indique que la décision a été prise dans le but de prévenir la propagation du coronavirus dans le milieu carcéral.
Dans son décret, le dirigeant ivoirien Alassane Ouattara a accordé une remise de peine à 1004 détenus dont le reliquat de la peine est inférieur ou égal à deux mois et une grâce présidentielle à 1000 détenus de droit commun, ayant commis des infractions mineures.
Avant lui, son homologue du Niger Mahamadou Issoufou a accordé sa grâce à 1540 détenus parmi lesquels figure son principal opposant Hama Amadou, impliqué dans une affaire de trafic de bébés.
Pour désengorger les centres de détention en cette période de crise sanitaire, le président Macky Sall du Sénégal, aussi, a permis à 2.036 prisonniers de retrouver la liberté.
Le 22 mars dernier, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a appelé les gouvernements à prendre des mesures d’urgence afin de protéger la santé et la sécurité des personnes en détention et dans d’autres centres fermés, dans le cadre des efforts globaux visant à contenir la pandémie de Covid-19.
Elle a exhorté les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention.
Elle a demandé aux autorités d’examiner les moyens de libérer les personnes particulièrement vulnérables au Covid-19, notamment les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible.
‘’Dans de nombreux pays, les centres de détention sont surpeuplés, et représentent même un danger dans certains cas. Les gens sont souvent détenus dans de mauvaises conditions d’hygiène et les services de santé sont insuffisants, voire inexistants. L’éloignement physique et l’isolement sont pratiquement impossibles dans de telles conditions’’, a ajouté Michelle Bachelet.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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