[dropcap]N[/dropcap]ombreux sont les observateurs qui s’accordent à dire que la président Alpha Condé fait des dérives de communication à chaque fois qu’il improvise des discours. L’histoire n’est-elle pas en train de leur donner raison. Ça a tout l’air, en tout cas.
Ce voyage est alors avorté puisque son homologue de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma doit lui rendre visite ce lundi 12. Ce n’est que partie remise. Le chef de l’Etat promet de s’y rendre aussitôt après. Mais avant, il se souvient de son passage au sein du comité de rédaction de ce journal.
‘‘Vous savez, Libération et Charlie Hebdo sont des enfants de mai 68. Ce sont des journaux dont nous avons été des rédacteurs. Parce que ce n’étaient pas des journalistes qui en étaient des rédacteurs, mais un certain nombre de militants, qui se réunissaient pour rédiger les textes. Et le comité de rédaction était formé de tout le monde’’, rappelle le président Condé.
Poursuivant, il exhibe à la face du monde un passé peu élogieux de lui dans l’histoire de la France dans les années 68.
‘‘Donc, ce ne sont pas seulement des journalistes : ce sont des amis et des compagnons de très longues dates, avec lesquels nous avons sillonné les pavés du Quartier Latin; ce qui a amené à enlever les pavés pour mettre le goudron. Parce que les pavés nous servaient d’armes face aux gendarmes’’, avoue-t-il sans ambages, publiquement.
Ce qui fait dire à certains analystes ce que faisait réellement l’opposant historique devenu président de la République. Pour qui connait le sens républicain des gendarmes français, il y a de quoi s’interroger vraiment sur les activités que menait Alpha Condé dans ce pays qui l’a accueilli depuis sa tendre jeunesse. N’est-ce pas un ‘‘trouble-fête a-t-il été ?’’, se demandent ces observateurs.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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