Arrestation de Cécé Loua, responsable du FNDC à Nzérékoré

Nzerek[dropcap]M[/dropcap]algré la menace du Front national de défense de la constitution (FNDC) de reprendre les manifestations, le pouvoir d’Alpha Condé se montre plus que jamais déterminé à traquer les responsables de ce mouvement jusqu’à leur dernier retranchement. 

Après Oumar Sylla alias Foniké Menguè, responsable des antennes du FNDC, placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry, c’est au tour de Cécé Loua, ancien maire de Nzérékoré et coordinateur de l’Union des forces républicaines (UFR), de se faire arrêter.

Selon nos informations, le responsable du FNDC dans la région forestière a été appréhendé vendredi à son domicile, situé à Lansanayah, par des agents des forces de sécurité.

L’ancien patron de la mairie de Nzérékoré était parmi les responsables du FNDC dans la capitale de la région forestière activement recherchés par les forces de sécurité suite à des violences meurtrières qui ont émaillé le double scrutin du 22 mars dernier.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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Comments (2)
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  • I. MB. SOW

    Ces arrestations d’une autre époque montrent à suffisance que la crise du Covid-19 est une aubaine politique inespérée pour Alifa Koné et son clan de fossoyeurs de l’ordre constitutionnel et démocratique, dans notre pays.

    Pendant que le FNDC et les partis d’opposition politiques, qui avaient fort heureusement boycotté le « coup d’Etat constitutionnel » du 22 mars, se laissent prendre au piège des fallacieuses mesures gouvernementales visant soi-disant à protéger les Guinéens d’une propagation du Coronavirus, l’Etat-RPG/AEC continue à déroule son agenda d’institutionnalisation d’une nouvelle dictature à vie.

    Le Covid-19 a vraiment bon dos au pays (de travail) de celui qu’aucun autre Etat africain n’aurait mérité de se coltiner comme chef ! Encore faudrait-il que Cellou et certains de ses lieutenants arrêtent de se moquer de l’intelligence collective des gens (…)

    Avec ou sans ces fallaciuses mesures qui ne visent réellement qu’à anesthésier la dynamique d’opposition à ses velléités de pouvoir à vie, sur fond de haine anti-Peuls, des Guinéens innocents mourront de toute façon, comme on vient de le voir tout récemment à N’Zérékoré. C’est l’agenda même du cynique fossoyeur qui le prévoit ainsi.

    Autant dire que la seule bonne option qui reste encore aux Guinéens avisés en général, aux opposants politiques encores crédibles et aux animateurs de la dynamique salvatrice du FNDC, c’est de ne surtout pas donner un blanc-seing politique à Alifa Koné et à son clan de criminels pilleurs mafiosi. Il faut plutôt se mobiliser pour le chasser de Sékhoutouréya, sans lui laisser le temps d’habituer les fruits de son putsch constitutionnel à l’opinion nationale et à la communauté internationale, dont la versatilité est bien connue.

    Was-Salam !

  • Ibrahima Sory

    M. Sow, sache que Cellou est un démocrate. Il accepte les séances de critique et l’autocritique. Son parti est ouvert au dialogue. Si, comme tu l’affirmes, tu souhaites voir sekoutourea respecter et faire respecter la constitution, veille apporter ton grain de sel à la stratégie et à la tactique du fndc qui reste une plateforme ouverte à tout être dont une idée, aussi élémentaire qu’elle soit, peut engager et ordonner la vie.
    Si par le courage, la disponibilité, la clairvoyance et que sais-je ?, tu apportes ton grain de sel, l’ufdg n’aurait aucun mal de t’intégrer dans ses rangs. A défaut d’être le chef du parti, si tu es élu lors du prochain congrès, tu pourras siéger dans des commissions techniques. Il y a de la place pour toi. Tu as des idées novatrices et salvatrices. Je préfère que tu viennes débattre publiquement pour montrer à quel point tu es sensible au sort du guinéen en général.
    A noter que, comme l’a fait remarquer un jeune, le militant ufdg ne se bat pas pour Cellou mais pour lui-même. Cellou peut passer. Le parti demeure. Il est ancré dans les esprits et la lutte de l’Ufdg n’est pas celle pour l’épanouissement du Peul mais celui du guinéen tout court. Nous avons pris goût à parler ethnie parce que la superstructure actuelle repose sur la politique de diviser pour régner. Ne tombons pas dans ce jeu. Le pouvoir actuel se dresse contre des Peuls. Ne lui faisons pas un tel cadeau en empruntant sa voie.