[dropcap]L[/dropcap]a révolte populaire déclenchée cette semaine contre la modification de l’article 37 de la Constitution permettant à l’actuel chef de l’Etat du Burkina Faso de briguer un nouveau mandat en 2015 aura fini par chasser Blaise Compaoré du pouvoir.
Du côté des manifestants, on ne veut pas d’un militaire ni d’un proche de Blaise Compaoré. Le chef d’état-major des armées Nabéré Honoré Traoré, avait annoncé jeudi soir la création d’un organe de transition chargé des pouvoirs exécutifs et législatifs et ayant pour objectif un retour à l’ordre constitutionnel« dans un délai de douze mois ». La candidature de cet officier supérieur de l’armée au poste de président de la transition a été rejetée par mes manifestants.
La situation actuelle du pays des hommes intègres inquiète la communauté internationale. Dans un communiqué, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) exhorte toutes les forces vives de la nation, notamment l’ensemble des acteurs de la classe politique à privilégier le dialogue dans le but de dégager un consensus politique en vue de parvenir à des élections libres, justes et crédibles, dans le respect des dispositions constitutionnelles.
Les Etats-Unis invitent au respect des institutions démocratiques, appelant toutes les parties, dont les forces de sécurité, à mettre fin à la violence et à retourner à un processus pacifique.
Dans les heures qui suivent, Mohamed Ibn Chambas, l’émissaire de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest se rendra au Burkina Faso pour se joindre à l’Union africaine et à la Cédéao.
Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info
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