[dropcap]C[/dropcap]onfiné lundi 4 mardi par les forces de l’ordre déployées autour de sa résidence, le chef de file de l’opposition a appelé la société civile et les journalistes en particulier à s’impliquer davantage pour que la loi soit respectée en Guinée.
Par contre, déplore la figure de proue de l’opposition, ‘’nous en Guinée, pour obtenir les élections, on a été obligés de manifester et perdre 57 citoyens sans qu’aucune enquête ne soit menée. Pourquoi Alpha Condé a peur des élections ?’’, se demande le président de l’UFDG, ajoutant que les élections législatives, organisées en septembre 2013, auraient dues se tenir au mois de mars 2011. ‘’C’était la proposition de nos partenaires. Mais il a refusé de le faire’’.
Selon Dalein, les mandats des élus locaux sont échus ‘’depuis le 17 décembre 2010’’. Et rien que pour l’organisation des élections, ‘’il faut encore faire appel à la communauté internationale. Mettons-nous ensemble pour défendre nos droits. Aidez-nous. Les journalistes, la société civile, ce n’est pas normal qu’on soit obligé de faire appel à la communauté internationale pour organiser les élections’’, souligne le chef de file de l’opposition qui accuse au passage le gouvernement et la commission électorale de n’avoir pas respecté les engagements pris lors du dialogue.
‘’On a l’impression que l’opposition est violente. Mais on n’aime pas les marches, indique-t-il. Nous manifestons parce qu’on n’a pas obtenu le dialogue pour aplanir nos divergences’’. Et pendant ce temps, ‘’personne n’interpelle Alpha Condé et son gouvernement. Pourquoi notre pays est-il spécial ?’’, s’indigne l’ancien premier ministre du général Lansana Conté.
Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info
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