[dropcap]L[/dropcap]e chef de file de l’opposition a conféré le 9 septembre 2014 avec des médias lors de son passage à Paris. Cellou Dalein Diallo a déclaré que l’acceptation de son échec en 2010 face à Alpha Condé a été une décision difficile à prendre. ‘’Je n’étais pas convaincu par le résultat : comment passe-t-on de 18% à 52 % des voix? Mais je l’ai accepté pour éviter d’engager le pays dans des violences qui auraient débouché sur une guerre civile’’, a-t-il dit à la presse mobilisée au European American Press Club.
‘’Tout cela profite à l’opposition. Mon parti est plus fort qu’en 2010’’, révèle-t-il. ‘’Il enregistre beaucoup d’adhésions du fait des difficultés de la vie, des promesses non tenues, de la précarité, de l’exode rural’’, argue-t-il. Ajoutant : ‘’le pouvoir considérait la Basse Guinée comme un fief. Aujourd’hui, cette région est favorable à l’opposition. Et les élections législatives de l’an dernier ont montré qu’Alpha Condé ne pouvait pas emporter Conakry. Donc il n’est pas pressé d’organiser un scrutin’’.
Et s’il n’y a pas d’élection transparente, ‘’on risque des réactions populaires’’, avertit Cellou Dalein Diallo qui rappelle que son challenger Alpha Condé a fait savoir ‘’qu’il ne voulait plus de l’assistance technique ni d’observateurs de l’Union européenne’’.
Mais face à cette situation, le chef de file de l’opposition ne privilégiera pas les manifestations de rue. Car, explique-t-il, ‘’descendre dans la rue nous coûte cher. 57 morts l’an dernier, d’autres paralysés à vie, 1400 jeunes arrêtés et condamnés. Ce n’est pas notre choix premier.’’
‘’Le problème est qu’Alpha Condé n’est pas un homme de dialogue’’, assène Cellou Dalein Diallo.
Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info
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