‘’Il n y a pas d’assemblée, pas de nouvelle constitution, pas de 4e République, car les guinéens ne se reconnaissent dans aucune institution née de la mascarade du 22 mars dernier’’, déclare Ibrahima Chérif Bah, d’un ton ferme.
Pour l’ancien patron de la Banque centrale, ‘’on ne peut pas avoir d’institutions et de gouvernement légitimes en faisant voter seulement 20% des guinéens. Et encore quelle élection ?’’
Ibrahima Chérif Bah assure que les résultats des élections du 22 mars étaient connus d’avance. ‘’Les résultats ont été élaborés dans les bureaux des sous-préfets, des préfets, des gouverneurs et même dans des camps militaires. Le tout dans un climat de violence et d’occupation militaire’’, souligne-t-il.
Le vice-président de l’UFDG ajoute que ‘’la soi-disant constitution donne carrément un empereur’’, avant d’indiquer que ‘’la jeune génération doit étudier notre histoire et savoir que nous avons eu dans le passé un responsable suprême et des démagogues sont allés jusqu’à nous créer un homme-peuple’’.
‘’Ne les laissons pas nous fabriquer un empereur. Évitons de retomber dans notre passé peu glorieux. Allons rapidement vers l’alternance cette année dans la seule constitution qui est valable : celle de mai 2010’’, lance-t-il à l’endroit des guinéens.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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Pour moi la seule alternative qui reste et fatale c’est d’accentuer les pressions économiques sur le pouvoir actuel. Merci