Dans le cadre du Programme de formation 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), des journalistes africains ont participé à une séance d’échanges avec Wang Botao, vice-directeur de la chaîne CGTN. L’entretien a porté sur le développement de la Chine, la modernisation chinoise ainsi que les opportunités offertes à l’Afrique dans le cadre d’un développement de haute qualité.
Journaliste et acteur des échanges médiatiques entre la Chine et l’espace francophone depuis plus de vingt ans, Wang Botao a parcouru une trentaine de pays, dont quatre en Afrique : le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Kenya. Il est aujourd’hui responsable de la gestion d’un réseau de correspondants répartis dans plus de 27 pays, dont 23 en Afrique, ainsi que d’un bureau à Dakar. Il supervise également la production quotidienne de six bulletins d’information en direct.
Deux productions audiovisuelles au cœur des échanges
Lors de la séance d’échanges du 18 juin, Wang Botao a centré son intervention sur deux productions majeures récemment réalisées sous sa direction : le grand documentaire « Chine-Afrique 2035 : redéfinir le futur » et la série de reportages « Le Poids du Zéro ». À travers la diffusion d’extraits, il a partagé ses réflexions sur les choix éditoriaux et les enjeux de narration autour de la coopération sino-africaine.
Ces productions mettent en avant les transformations économiques et sociales en cours, ainsi que les nouvelles perspectives de collaboration entre la Chine et l’Afrique dans le cadre des stratégies de développement.
L’intervenant a également abordé la modernisation chinoise et ses implications pour l’Afrique, dans la continuité des objectifs de développement à long terme de la Chine, notamment les perspectives liées au second objectif centenaire (1949-2049), qui vise l’édification d’une société pleinement développée et la réduction des inégalités.
Dans cette dynamique, les discussions ont mis en évidence plusieurs axes de coopération renforcée, notamment à travers le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) et les perspectives de l’Agenda 2035.
Des secteurs de coopération en pleine expansion
Parmi les domaines évoqués, l’aérospatiale occupe une place croissante. La Chine et plusieurs pays africains développent des projets de satellites, notamment en Égypte et en Algérie, ainsi que des infrastructures au sol permettant la réception et l’exploitation de données satellitaires. Ces avancées facilitent l’usage de la télédétection, des systèmes de navigation comme le GPS chinois, ainsi que la formation de talents spécialisés dans le domaine spatial.
Le développement durable constitue également un axe majeur. En Ouganda, des projets de protection des forêts naturelles sont soutenus par des initiatives locales et chinoises. L’utilisation du bambou comme alternative au bois contribue à la lutte contre la déforestation, tout en favorisant la création d’emplois grâce à la formation en artisanat et à la production de sculptures.
L’économie numérique et le commerce électronique apparaissent comme des secteurs stratégiques en forte croissance. Par ailleurs, les échanges agricoles et agro-industriels se renforcent, notamment autour de produits tels que les champignons et certains produits pharmaceutiques en provenance du Congo, ainsi que le caoutchouc africain, fortement demandé sur le marché chinois, notamment celui de la Côte d’Ivoire.
À travers ces échanges, Wang Botao a souligné les nouvelles opportunités qu’offre le développement de haute qualité de la Chine aux pays africains. Il a également insisté sur l’importance des échanges médiatiques pour mieux comprendre les transformations en cours et renforcer la coopération entre les deux régions dans une perspective de développement partagé.
De Beijing, Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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