Du 22 au 25 juin, une vingtaine de journalistes africains en formation au Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) ont effectué une mission d’immersion dans le nord-ouest de la Chine. Le parcours a conduit la délégation à travers la Région autonome du Xizang et la province du Qinghai, avec une étape à Xining. Cette visite a été marquée par la découverte de hauts lieux emblématiques du bouddhisme tibétain, où la dimension spirituelle demeure profondément ancrée dans la vie quotidienne.
Ce parcours a permis à ces journalistes africains de découvrir plusieurs hauts lieux spirituels et culturels majeurs, fréquentés par des pèlerins venus de toute cette région du sud de la Chine.
Au centre de la vieille ville de Lhassa, le temple du Jokhang s’impose comme l’un des sites religieux les plus sacrés du bouddhisme tibétain.
Édifié en 647 après Jésus Christ sous le règne du roi Songtsen Gampo, le sanctuaire a été agrandi et remanié au fil des siècles pour atteindre sa configuration actuelle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au sein de l’ensemble « Palais du Potala, temple du Jokhang et Norbulingka », il constitue un centre majeur de pèlerinage pour les fidèles venus de tout le plateau tibétain.
Selon la tradition, le temple abrite une statue du Bouddha Shakyamuni âgé de douze ans, apportée au Tibet par la princesse Wencheng. Cette relique confère au Jokhang une importance spirituelle exceptionnelle et en fait un lieu central de dévotion.
Le palais du Potala, symbole du Tibet spirituel et politique
Dominant la ville de Lhassa depuis la colline de Marpori, le palais du Potala est l’un des monuments les plus emblématiques du Tibet.
Résidence historique des dalaï-lamas, le Potala fut profondément transformé à partir du XVIIᵉ siècle sous le 5ᵉ dalaï-lama. Il reste aujourd’hui un symbole majeur du bouddhisme tibétain et du patrimoine architectural de la région.
À l’intérieur, chapelles, salles de méditation, fresques murales et tombeaux des anciens dalaï-lamas témoignent de la richesse spirituelle et historique du lieu.
Non loin du Potala, le Musée du Xizang joue un rôle central dans la préservation de l’histoire et de la culture de la région.
Ses collections retracent l’évolution du plateau tibétain depuis la préhistoire jusqu’aux périodes historiques plus récentes. On y trouve des objets archéologiques, des manuscrits anciens, des statues bouddhiques et des objets rituels illustrant la profondeur de la tradition religieuse locale.
Le musée présente des éléments du mode de vie traditionnel tibétain, offrant une lecture globale des transformations culturelles et sociales de la région.
Une traversée ferroviaire vers Xining
Le 24 juin au matin, les journalistes ont embarqué à la gare de Lhassa à bord d’un train de la ligne ferroviaire Qinghai-Tibet à destination de Xining.
Le trajet, long d’environ 1 950 kilomètres, traverse des paysages spectaculaires mêlant plateaux, montagnes, vallées et lacs d’altitude. Après près de 22 heures de voyage, la délégation est arrivée à Xining le 25 juin au matin.
Le monastère de Kumbum, haut lieu du bouddhisme Gelug
À leur arrivée, les journalistes ont visité le monastère de Kumbum, également connu sous le nom de monastère de Ta’er, l’un des principaux centres de l’école Gelug du bouddhisme tibétain, fondée par Tsongkhapa.
Lieu de pèlerinage majeur, le complexe illustre la rencontre entre les traditions architecturales tibétaines et les influences chinoises. Il est notamment connu pour ses huit pagodes commémoratives et ses nombreux édifices religieux.
Le Grand Pavillon abrite un stupa en argent dédié à Tsongkhapa ainsi qu’une statue dorée du maître, objets de vénération pour les fidèles. Le site comprend également plusieurs halls ornés de fresques, de statues et de reliques religieuses. Les pratiques spirituelles y sont toujours vivantes, marquées par les rotations de moulins à prières et les prosternations des pèlerins.
De Lhassa à Xining, cette mission d’immersion a offert aux journalistes africains une exploration approfondie de l’un des ensembles culturels et spirituels les plus importants d’Asie.
Entre sites historiques majeurs, pratiques religieuses vivantes et paysages du plateau tibétain, le parcours met en lumière la continuité et la vitalité de l’héritage bouddhiste dans la région.
De Beijin, Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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