À l’occasion de la 17e Conférence des Parties (COP17) sur la biodiversité, organisée à Erevan, en Arménie, la Guinée a appelé la communauté internationale à traduire ses engagements environnementaux en actions concrètes. À la tribune, le ministre de l’environnement et du développement durable, Fassou Théa, a plaidé pour un financement international accessible et équitable, afin de permettre aux pays africains de faire face aux défis liés à la préservation de leurs ressources naturelles.
Devant les délégations réunies autour du thème : « Agir pour la nature », Fassou Théa a réaffirmé l’adhésion de la Guinée à la position commune défendue par les pays africains. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale pour répondre à l’accélération de la crise environnementale.
‘’La Guinée s’associe pleinement à la déclaration du groupe africain. Le thème : ‘Agir pour la nature’ rappelle une exigence fondamentale : transformer nos engagements internationaux en actions concrètes, mesurables et durables’’, a-t-il déclaré.
Le ministre de l’environnement et du développement durable a, dans la foulée, mis en avant les initiatives engagées par les autorités guinéennes en matière de préservation de la biodiversité, notamment le renforcement du réseau national d’aires protégées.
‘’Nous consolidons notre réseau d’aires protégées, notamment à travers la création du parc national de Moyen-Bafing, refuge majeur de chimpanzés d’Afrique de l’Ouest. Nous poursuivons également la démarche de création de troisième marine protégée et l’élaboration de notre plan d’action de financement de la biodiversité’’, a-t-il indiqué.
Pour permettre aux pays africains de relever les défis environnementaux, il a présenté des priorités que la Guinée souhaite voir prises en compte dans les négociations internationales.
Il a plaidé pour un ‘’financement international accessible et équitable, notamment à travers la simplicité des procédures et une mobilisation ambitieuse des ressources du FEM-9 en faveur des pays les moins avancés’’.
La deuxième priorité porte sur ‘’la création effective du fonds de Cali pour garantir un partage équitable des avantages issus de l’utilisation des informations de séquençage numérique des ressources génétiques au bénéfice des pays concernés’’.
Le ministre Théa a insisté sur ‘’le renforcement de la conservation des écosystèmes conformément à la cible 3 du cadre mondial, en privilégiant l’efficacité des actions de connectivité écologique et de participation des communautés locales’’.
En marge des travaux de cette conférence internationale, le chef du département de l’environnement et du développement durable a participé à une rencontre consacrée à la préservation des forêts guinéennes, aux côtés de plusieurs délégations ouest-africaines.
Pour lui, cette initiative constitue un cadre important pour renforcer les efforts communs en faveur de la protection des ressources naturelles et faciliter l’accès aux mécanismes internationaux de financement.
‘’Cette rencontre est une opportunité de renforcer notre coopération régionale, de mobiliser des financements durables et de préserver nos écosystèmes au bénéfice des générations futures. Ensemble, nous devons faire de la protection de la biodiversité un levier de développement durable pour nos populations’’, a-t-il lancé.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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