A quelques jours de la première édition du Simandou Mining Summit, prévue du 11 au 14 novembre 2026 à Conakry, le ministre directeur de cabinet de la présidence de la République, Djiba Diakité, a précisé les attentes de la Guinée vis-à-vis des investisseurs. Les autorités entendent faire du projet Simandou un moteur de transformation économique à travers la transformation locale des ressources minières, le développement des infrastructures et la participation des entreprises guinéennes.
‘’Simandou n’est pas seulement une mine. C’est un corridor de prospérité et de développement. Autour des rails, du port, de l’acier, une économie entière est à bâtir’’, a indiqué Djiba Diakité, soulignant les perspectives économiques liées au développement du projet.
Il a identifié la transformation locale du minerai de fer guinéen, dont la teneur dépasse 65 %, et le développement des infrastructures indispensables à l’industrialisation du pays comme les principales opportunités d’investissement.
‘’L’une des premières opportunités que Simandou Mining Summit offre aux investisseurs stratégiques, c’est d’abord la transformation locale de notre minerai de classe mondiale avec une teneur supérieure à 65 %. La deuxième opportunité, ce sont les infrastructures majeures qui rendent l’industrialisation possible en République de Guinée’’, a-t-il expliqué.
Djiba Diakité a tenu à clarifier que la Guinée privilégie les investissements durables, capables de contribuer au développement socioéconomique du pays, conformément à la vision du président Mamadi Doumbouya.
‘’Nous voulons être clairs. La Guinée ne cherche pas des acheteurs de passage, elle cherche des partenaires qui s’installent dans une logique de développement socioéconomique durable, conformément à la vision de Son Excellence le président Mamadi Doumbouya’’, a-t-il martelé.
Pour attirer ces partenaires, l’État entend poursuivre les réformes et sécuriser le cadre des investissements, tout en favorisant les projets suffisamment avancés pour être financés.
‘’L’État a fixé le cap, continue à conduire des réformes, sécuriser le cadre d’investissement et préférer les projets qui sont déjà prêts à être financés dans une logique gagnant-gagnant. Les investisseurs apportent les capitaux, les technologies, la formation, l’accès au marché. Les opérateurs apportent leur maîtrise de l’exécution’’, a-t-il souligné.
Pour illustrer cette approche, le ministre Djiba Diakité a cité la Compagnie du Transguinéen (CTG), dont l’expérience dans le cadre du mégaprojet Simandou repose sur la collaboration entre l’État et des partenaires industriels aux nationalités et aux intérêts différents.
‘’Des partenaires industriels de nationalités différentes et des intérêts différents ont accepté de mutualiser les couts et les risques pour la réalisation des infrastructures majeures, gigantesques du mégaprojet Simandou aux côtés de l’Etat’’, a-t-il affirmé.
Djiba Diakité a souligné l’importance de privilégier l’emploi des guinéens, de faciliter l’accès des entreprises guinéennes aux marchés et de renforcer la formation pour assurer le transfert des compétences et des technologies.
‘’La condition essentielle pour nous tient en trois points : du travail en priorité pour les Guinéens, des opportunités d’affaires pour les entreprises à capitaux guinéens ou des entreprises détenues par des guinéens, la formation pour anticiper un meilleur transfert des compétences et des technologies’’, a-t-il précisé.
A ses yeux, le contenu local est un facteur de pérennité des investissements. Il assure que ‘’le contenu local n’est pas une contrainte imposée à l’investisseur. C’est la garantie de la durabilité de son investissement’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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