Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Charles Alphonse Wright, a effectué une visite de terrain à Dubréka, où il s’est penché sur plusieurs dossiers liés à l’occupation, à l’attribution et à la gestion des domaines appartenant à l’État.
Au cours de cette descente, le magistrat a constaté plusieurs situations qu’il considère comme préoccupantes dans différentes zones, notamment des espaces maritimes, agricoles et marécageux qui auraient été transformés en zones d’habitation, de lotissement ou exploités à d’autres fins. Il a demandé aux responsables des services techniques présents de fournir des explications sur les procédures ayant conduit à ces occupations ainsi que sur les documents ayant permis leur réalisation.
Selon Charles Alphonse Wright, certaines parcelles auraient été attribuées ou occupées dans des conditions qui soulèvent des interrogations. Il a indiqué que les investigations menées par ses services ont permis de recueillir plusieurs rapports concernant la gestion du foncier dans la préfecture de Dubréka, notamment sur l’utilisation de certains espaces relevant du domaine public de l’État.
“Tout ce qui appartient à l’État doit revenir à l’État. Les biens publics ne peuvent pas être utilisés comme des propriétés privées sans respecter les règles et les procédures prévues par la loi. Lorsqu’une personne occupe un domaine appartenant à l’État, elle doit être en mesure de justifier l’origine de cette occupation et de présenter les documents qui l’autorisent. Dans le cas contraire, les mesures nécessaires seront prises pour permettre à l’État de rentrer dans ses droits”, a déclaré le procureur spécial de la CRIEF.
Le magistrat a invité les personnes concernées par ces occupations à se rapprocher des autorités compétentes afin de régulariser leur situation ou de restituer les biens qui auraient été obtenus dans des conditions irrégulières.
“Nous avons donné un délai aux détenteurs de ces biens pour venir s’expliquer. L’objectif n’est pas seulement de constater les irrégularités, mais de comprendre comment ces situations ont pu se produire, d’identifier les responsabilités et de permettre à l’État de récupérer ce qui lui appartient. Chacun aura l’occasion de présenter ses arguments et ses justificatifs”, a-t-il précisé.
Charles Alphonse Wright a accordé un délai d’une semaine aux détenteurs de ces biens pour se manifester. Passé ce délai, il a averti que des procédures judiciaires pourraient être engagées contre les personnes impliquées dans ces opérations.
Le procureur spécial a pointé du doigt la responsabilité de certains responsables administratifs dans la délivrance, la validation ou la signature de documents ayant permis certaines occupations. Il a annoncé que les enquêtes vont se poursuivre afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans la chaîne de décision.
Salimatou Baldé, pour VisionGuinee.Info
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