Education : le SNE menace de bloquer la rentrée scolaire si les accords du 3 janvier ne sont pas appliqués

Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a averti que les enseignants pourraient empêcher l’ouverture de la prochaine année scolaire si le gouvernement ne respecte pas les engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Il a lancé cette mise en garde lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 13 juillet, estimant que plusieurs points des revendications syndicales demeurent sans réponse.

Selon le responsable syndical, les enseignants ont volontairement suspendu leurs actions revendicatives afin de permettre le bon déroulement des examens nationaux. Mais cette trêve ne saurait se prolonger si les autorités ne prennent pas des mesures concrètes avant la rentrée.

‘’Nous avons laissé les examens se dérouler dans un esprit de responsabilité. Mais il ne reste que deux mois avant la rentrée scolaire et nous constatons que les engagements pris par le gouvernement n’avancent pratiquement pas. Si, d’ici là, les différents points du protocole d’accord ne sont pas exécutés, nous nous opposerons catégoriquement à l’ouverture des classes. Nous n’acceptons plus les promesses sans lendemain’’, a déclaré Michel Pépé Balamou.

Le secrétaire général du SNE rappelle que les revendications portées par l’intersyndicale ne sont pas nouvelles. Elles découlent, selon lui, d’un accord librement signé par les représentants de l’État.

‘’Nous ne formulons aucune nouvelle revendication. Tout ce que nous demandons figure dans le protocole d’accord du 3 janvier 2026. Les représentants du gouvernement ont signé ce document en toute responsabilité. Dès lors, ils ont l’obligation de respecter les engagements qu’ils ont pris. Ce n’est pas aux enseignants de supporter les conséquences du non-respect de cette parole donnée’’, a-t-il insisté.

Michel Pépé Balamou dénonce la lenteur des travaux des commissions techniques mises en place pour examiner plusieurs dossiers sensibles, notamment celui des enseignants contractuels, du statut particulier de l’éducation et des primes de fonction.

‘’Les délais prévus sont déjà dépassés et les résultats se font toujours attendre. Les commissions multiplient les procédures alors que des solutions existent. À ce rythme, nous risquons d’arriver à la rentrée sans qu’aucun problème majeur ne soit réglé. Nous ne pouvons pas continuer à patienter indéfiniment pendant que les enseignants attendent justice’’, a-t-il déploré.

Le responsable syndical a appelé à l’application du statut particulier de l’éducation, qu’il considère comme une revendication essentielle et non négociable.

‘’La signature et la mise en œuvre du statut particulier de l’éducation constituent pour nous un impératif. C’est une ligne rouge. Tant que ce statut ne sera pas signé et appliqué, nous utiliserons tous les moyens légaux dont nous disposons pour faire aboutir nos revendications. Il ne peut pas y avoir de rentrée normale si les engagements pris envers les enseignants restent lettre morte’’, a averti le secrétaire général du SNE.

Tout en réaffirmant sa préférence pour le dialogue, Michel Pépé Balamou assure que le syndicat est prêt à accentuer la pression sur les autorités si aucune avancée concrète n’est enregistrée dans les prochaines semaines.

‘’Nous espérons que le gouvernement prendra la mesure de la situation. Les enseignants ont fait preuve de patience et de responsabilité. Aujourd’hui, c’est au tour de l’État d’honorer sa signature. Si cela n’est pas fait, chacun devra assumer les conséquences des décisions qui seront prises à l’approche de la rentrée scolaire’’, a martelé Michel Pépé Balamou.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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