Malgré l’ouverture des négociations, le scepticisme est au rendez-vous au sein de l’Organisation nationale des syndicats libres de Guinée (ONSLG). VisionGuinee a interrogé Elhadj Mamadou Saliou Diallo, le secrétaire général adjoint de ladite structure.
VisionGuinée: Quelle lecture faites-vous de cette grève déclenchée par l’inter-centrale CNTG-USTG ?
Elhadj Mamadou Saliou Diallo : En décembre, 2016, nous avons été le premier mouvement syndical à signaler que le baril devait dégringoler jusqu’à 27 dollars. Au mois de janvier 2017, nous avons déposé une plateforme revendicative pour qu’on puisse baisser le prix du carburant. Les mêmes syndicalistes qui déclarent aujourd’hui la grève s’y étaient opposés en restant du côté du gouvernement. Ils soutenaient que l’Etat a des problèmes et qu’il ne faut que le prix du carburant soit revu à la baisse. Donc ils ont cautionné le prix du litre à 8000 GNF. Le protocole d’accord qu’ils ont signé à l’époque se retourne contre eux aujourd’hui.
Dans l’immédiat, quelles seront les conséquences de la hausse du prix du carburant ?
L’augmentation joue un impact négatif sur le panier ménager. Mais c’est le rôle régalien de l’Etat d’augmenter ou de baisser le prix des hydrocarbures. On n’a même pas besoin d’une consultation pour le faire. C’est nous qui avons institué les consultations au temps du général Lansana Conté. A l’époque, l’ancien Premier ministre Mohamed Saïd Fofana était le directeur national du commerce. Il ne faut pas que les gens transforment ça en loi. L’Etat peut ou pas consulter les syndicats pour baisser le prix. Le rôle du syndicat, c’est de demander des mesures d’accompagnement.
La grève de trois jours touche à sa fin ce vendredi. Pensez-vous qu’elle va pousser le gouvernement à rétablir le prix du litre du carburant à 8000 GNF ?
Cette grève est un échec. Les gens sont en train de barricader la route. On fait du banditisme pour arnaquer les gens. La plupart des gens qui sont dans la rue ne sont même pas des travailleurs. Le peuple sera déçu de ces négociations en cours. Il ne faut pas occulter qu’en matière de négociation, si les préalables ne sont pas fondés, la négociation capote obligatoirement. Car c’est un groupe qui va s’imposer. Tant qu’on exclut certains partenaires sociaux, la solution sera toujours difficile à trouver. Parce que ceux qui négocient ne pourront pas être pris en compte.
Par Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Ssi tu n’as rien à dire vaut mieux te taire, tu pue la corruption avec tes arguments à la Toto