Suite à un feu d’origine inconnue, le principal dépôt d’hydrocarbures de Conakry est parti en fumée lundi, mettant les guinéens dans une situation de paralysie. La fermeture des stations–service est parmi les mesures prises par les autorités qui sont en quête de solutions.
Un peu plus de 24 heures après les événements dans lesquels au moins 14 guinéens ont perdu la vie, les guinéens commencent à s’inquiéter.
Seuls quelques taxis et minibus sont visibles dans une circulation très fluide et les carrefours sont bondés de personnes désireuses de se déplacer.
Les stations-service restent fermées et le carburant se vend à des prix exorbitants. Une denrée très rare qui n’est visible qu’avec des vendeurs du marché noir qui profitent de la situation pour proposer le prix du litre à leur guise.
Naby Moussa Camara du syndicat des transporteurs que nous avons trouvé au carrefour de la cimenterie, prie pour le repos de l’âme des disparus et présente ses condoléances aux familles éplorées.
Assis aux côtés M. Camara, un autre syndicaliste assure que ce sont les guinéens qui se créent eux-mêmes des problèmes. Il dénonce le comportement de ceux qui fixent de façon fantaisiste le prix du carburant. ‘’Certains vendent le litre à 20 mille et d’autres à 30 mille GNF. Est-ce-que cela est normal ?’’, s’interroge-t-il.
Au carrefour de la Transversale 7 (T7), nous avons trouvé un grand nombre de chauffeurs de taxis qui, à défaut de pouvoir travailler à cause du manque de carburant, engagent des discussions sur des sujets d’actualité.
Plusieurs d’entre eux ont quand-même exprimé des inquiétude de voir cette situation perdurer.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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