Kassory Fofana écarte l’idée d’une baisse du prix du carburant à la pompe

[dropcap]L[/dropcap]e gouvernement a procédé le 31 mars à une réduction de 10% du prix du carburant à la pompe. Une mesure jugée insuffisance en cette période de crise sanitaire liée au coronavirus.

Aux multiples appels à la baisse du prix des produits pétroliers, le Premier ministre a opposé une fin de non-recevoir. Kassory Fofana écarte l’option d’une nouvelle baisse du prix du carburant à la pompe.

‘’On doit savoir que le prix n’est pas simplement en fonction du prix du baril. Parce qu’il y a le prix du baril, c’est-à-dire le prix du brut, mais aussi le prix du produit raffiné. Et nous, nous commandons le produit raffiné, pas le brut’’, s’efforce de convaincre le chef du gouvernement.

Selon le Premier ministre, ‘’s’il y a un effondrement des prix du brut, il y a une hausse substantielle des prix des produits raffinés. Tout simplement, parce que les politiques de confinement aujourd’hui dans les différents pays rendent difficile la production industrielle’’.

‘’L’offre étant inférieure à la demande, les prix ont pris un coup’’, indique-t-il dans les Grandes gueules, opposant ainsi un niet catégorique à toute nouvelle baisse du prix des produits pétroliers.

‘’Pourquoi on ne peut pas le faire ? L’une des raisons pour lesquelles on ne peut pas le faire, même si objectivement, les prix internationaux soutenaient cette possibilité, on ne peut pas le faire parce qu‘il faut regarder comment ça se passe dans les pays du voisinage immédiat, notamment le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire et comparer le prix qu’on a donné à ceux de nos voisins’’, explique Kassory Fofana.

‘’Quand je venais aux affaires, il y a deux ans, la subvention des produits pétroliers coûtaient par mois 150 milliards de francs guinéens à l’Etat. Pourquoi ? Parce que nous avions des prix totalement en deçà de ceux pratiqués par les pays voisins’’, assure le Premier ministre.

Il affirme qu’à l’époque, de Kankan à Kourémalé, ‘’des stations d’essence ont été construites ; non pas pour les besoins de la Guinée, mais pour les besoins de la contrebande. Donc, si nous ne prenons pas ce facteur en compte, ça veut dire que la Guinée devrait commander et importer au-delà de ses besoins propres’’.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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