À quelques heures du double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai prochain, les observateurs nationaux et internationaux convergent vers Conakry, où une session d’information et d’orientation est organisée par la Direction générale des élections (DGE).
Cette rencontre réunit des missions d’observation venues notamment de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union africaine, de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ainsi que de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Des observateurs nationaux issus des organisations de la société civile guinéenne prennent également part à cette session préparatoire.
Pour Cyrille Nguiegang Ntchassep, observateur international de la CEMAC, cette mission représente à la fois un devoir de solidarité africaine et une opportunité d’apprentissage. ‘’En tant qu’Africains, il était important pour nous de venir apporter notre contribution, mais aussi tirer des leçons de l’organisation électorale en Guinée afin de pouvoir partager cette expérience dans nos différents pays à la fin de notre mission d’observation’’, a-t-il déclaré.
De son côté, le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) a annoncé un important dispositif de suivi du scrutin sur l’ensemble du territoire national. ‘’Nous allons déployer cette fois-ci 10 000 observateurs dans toutes les circonscriptions territoriales pour garantir la transparence de ces élections. Il faut rassurer l’ensemble des compétiteurs, notamment les candidats, que les voix exprimées seront effectivement celles qui seront proclamées’’, a affirmé Gabriel Haba.
Revenant sur le rôle exact des observateurs, la directrice générale des élections a tenu à rappeler que leur mission se limite strictement à l’observation du processus électoral, sans aucune ingérence dans le fonctionnement des bureaux de vote. ‘’Lorsqu’un observateur international est déployé, il se rend d’abord sur le terrain pour vérifier si tout le matériel électoral est disponible et correctement installé. Le jour du vote, il assiste aux opérations dans les bureaux de vote, mais il ne lui est pas permis de s’immiscer dans leur gestion. Il observe, prend des notes et consigne ses constats dans un rapport », a expliqué Djenabou Touré.
Elle précise également que les observateurs peuvent accéder aux Commissions administratives de centralisation des votes (CACV), toujours dans le strict respect des dispositions légales. ‘’Comme le prévoit la loi, ils n’ont pas à s’immiscer, ils n’ont pas de voix et ils ne doivent pas intervenir. Leur rôle consiste uniquement à observer le déroulement des opérations et à rendre compte de leurs observations’’, a-t-elle insisté.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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