Face aux députés, dans le cadre l’examen de la loi des finances rectificative, la ministre de l’économie, des finances et du budget a défendu une conception du budget axée sur des résultats concrets pour les populations. Mariama Ciré Sylla a mis en avant les réformes engagées pour moderniser la gestion des finances publiques, renforcer la transparence des marchés publics et améliorer la mobilisation des recettes de l’État.
Pour la ministre de l’économie, des finances et du budget, le budget de l’État ne doit pas être réduit à une simple répartition des dépenses. Il constitue avant tout un instrument au service des citoyens, destiné à améliorer leurs conditions de vie et à favoriser un développement plus équilibré des régions du pays.
S’adressant aux députés, elle a justifié les choix budgétaires, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’administration publique.
‘’Le sens profond de ces choix est clair. Un budget n’est pas seulement une addition de lignes de dépenses, c’est l’engagement de l’État à protéger la santé de nos compatriotes, à soutenir l’école, à renforcer la justice, à rapprocher l’administration des citoyens et à offrir les mêmes chances de dignité, de progrès à toutes les régions de la Guinée’’, a-t-elle déclaré.
Pour Mariama Ciré Sylla, l’efficacité de l’action publique doit être appréciée à travers ses effets réels sur la vie des citoyens. Elle estime que les résultats obtenus doivent constituer le principal critère d’évaluation des politiques publiques et des dépenses engagées par l’État.
‘’C’est à l’aune de ces résultats tangibles seulement que nous devions collectivement apprécier l’action publique’’, a-t-elle souligné.
La patronne du département de l’économie, des finances et du budget a également affiché la volonté du gouvernement d’accélérer la modernisation de la gestion des finances publiques. Cette ambition doit notamment se concrétiser à travers le nouveau Plan stratégique de réforme des finances publiques, dénommé PREFIP 2026-2030.
Parmi les axes de cette réforme figure la poursuite de la mise en œuvre du budget-programme. Cette approche vise à établir un lien plus direct entre les crédits budgétaires accordés, les objectifs poursuivis et les services effectivement rendus aux populations.
Selon la ministre Sylla, cette réforme doit s’appuyer sur des objectifs précis, des indicateurs de performance et une obligation accrue de rendre compte à la représentation nationale. Une orientation qui place la transparence et l’évaluation des résultats au cœur de la gestion des ressources publiques.
La réforme des marchés publics constitue un autre chantier mis en avant par Mariama Ciré Sylla. À ce niveau, elle a cité la plateforme numérique Télémo, présentée comme un outil destiné à renforcer la transparence, la concurrence et la traçabilité des procédures de passation des marchés publics.
La digitalisation des administrations fiscales et douanières figure également parmi les leviers privilégiés par le gouvernement pour améliorer les performances de l’administration financière. Elle a fait état d’une progression significative des recettes publiques au cours des dernières années.
‘’La digitalisation des administrations fiscales et douanières qui nous ont permis de doubler les dernières années les recettes et sur 2024 et 2025 de les augmenter de 50 %’’, a-t-elle affirmé.
Le gouvernement entend poursuivre cette dynamique en améliorant la mobilisation des ressources internes, tout en veillant à une collecte plus équitable des recettes et à la réduction des pertes financières.
L’objectif, selon l’argentière de l’Etat, est de faire en sorte que les ressources mobilisées par l’État profitent effectivement aux citoyens guinéens, dans un souci d’équité et d’efficacité.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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