Organisé par l’Office national de formation et de perfectionnement professionnel (Onfpp) et placé sous la présidence d’honneur du président de la République, l’Atelier thématique régional a été rehaussé de la présence effective du Premier ministre, chef du gouvernement. Il regroupe 11 pays africains, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, la Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Il devrait servir de cadre pour permettre au Rafpro de formuler une contribution des fonds sur la thématique qui fera l’objet des travaux pendant les 3 jours. Ces assises se veulent non seulement un lieu d’échanges d’informations sur les bonnes pratiques, mais également un cadre important dans la conception, la mise en œuvre et l’expérimentation de nouvelles approches visant à assurer une meilleure articulation entre le développement des compétences, la création de nouvelles opportunités d’emploi, l’appui à l’entrepreneuriat et la création d’activités économiques génératrices de revenus, notamment en milieux rural et périurbain.
En levée de rideau, l’honneur est revenu au directeur général de l’Onfpp d’ouvrir le bal des discours. Dans son speech de bienvenue, Lucien Beindou Guilao a indiqué le choix de cette thématique procède du constat selon lequel le secteur agricole constitue de nos jours un vecteur prioritaire et un levier contournable pour le développement socioéconomique d’un pays.
Pour sa part, le président du Rafpro, Ahmed Alkhoudar Ali Fadel a dit que le présent atelier a pour objectif de proposer une autre réflexion à l’attention des participants et particulièrement aux membres du Rafpro : celle de s’interroger sur la place, le type et la qualité de l’offre de formation professionnelle dans le secteur agricole pour une insertion réussie.
‘‘Tant il est indéniable qu’une organisation responsable du secteur agricole, basé sur la promotion des chaines de valeur et la formation des ressources humaines compétentes, est un préalable pour la création des richesses et d’emplois’’, a-t-il évalué.
De son côté, le ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et du Travail, et porte-parole du gouvernement a fait remarquer que la mise en œuvre cohérente de mesures destinées à promouvoir l’agriculture en Afrique ne peut se faire sans un cadre d’interventions qui prennent en compte les réalités de nos pays et qui favorisent l’implication de tous les acteurs.
‘‘En effet, l’efficacité de notre action en faveur du secteur agricole dépend du choix d’objectifs clairs, d’actions pertinentes et d’une stratégie efficace et concertée. C’est en cela qu’il convient de saluer l’initiative du Rafpro de concevoir et d’élaborer un cadre d’interventions pour les pays membres et d’y associer les partenaires au développement’’, a indiqué Albert Damantang Camara.
Avant de procéder à l’ouverture officielle des travaux de cet atelier régional, le Premier ministre Mamadi Youla a déclaré attendre des panélistes la production d’une déclaration destinés aux chefs d’Etats, en vue de les exhorter à doter davantage les institutions et fonds de formation des différents pays membres du Rafpro en moyens conséquents pour leur mission.
‘‘Je lance par ailleurs un vibrant appel aux partenaires au développement afin qu’ils nous accompagnent dans cette nouvelle approche qui constitue à mon sens un réel espoir pour une meilleure implication de nos ressources dans le processus’’, a formulé le chef du gouvernement.
Créé à Cotonou en septembre 2006, le Rafpro est un cadre de concertation, de réflexion et d’échanges sur les bonnes pratiques dans le domaine de la formation professionnelle et qui doit être appréhendé comme la volonté de ses membres de fédérer leurs expériences et initiatives, pour surmonter les difficultés inhérentes au secteur de la formation professionnelle, en vue d’en faire un vecteur de développement économique et social.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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