Trois mois après les faits, les enquêteurs ont révélé que la femme est décédée des suites d’un avortement fait, dit-on, par une sage-femme en service à l’hôpital régional de Labé et qui a un cabinet privé au secteur Bowoun-Loko dans la commune urbaine de Labé.
Mise aux arrêts pour des fins d’enquête, la sage-femme a comparu le 7 octobre au Tribunal de première instance de Labé. Elle a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Elle explique que la victime est venue lui demander de l’aider à avorter après avoir contracté une grossesse avec un autre homme.
Après l’avortement, la dame, victime d’hémorragie, est décédée. Pour se débarrasser du corps, la sage-femme affirme avoir bénéficié de l’aide de son mari pour transporter le corps à Daara Labé où, confesse-t-elle, il a fallu simuler un “meurtre après un viol”.
Selon les informations de VisionGuinee, plusieurs personnes ont été entendues dans cette affaire qui défraie la chronique à Labé. Quant au mari de la sage-femme, chauffeur de profession, il a pris la poudre d’escampette. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui.
Alpha Boubacar DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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