Cette opération de déminage qui s’est tenue en deux temps, notamment en 2014 et 2016, a définitivement pris fin jeudi 31 mars. C’était en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre, Mamady Youla.
La cérémonie a débuté par une visite guidée sur le site par le chef de la section de déminage de l’Armée guinéenne, le sous-lieutenant Samba Kébé et l’expert français, le capitaine Didier dont les équipes ont travaillé de façon à résorber le risque d’explosion sur la ville de Kindia qui reposait sur le champ de tirs par la présence d’innombrables munitions.
Cette 2e étape de déminage a duré 2 mois. Ce qui a conduit au relèvement de 265 tonnes de munitions cette année, après les 320 premières en 2014.
Ce sont plusieurs types de munitions de différentes nationalités, notamment allemandes, tchèques, françaises, soviétiques dont les plus anciennes datent des années 30, avec une puissance moyenne pour certaines explosifs et munitions 6 à 8 km par seconde qui y ont été découverts, collectés, pulvérisés, traités avant d’être éliminés.
Cofinancée par l’Union européenne à hauteur d’environ 5,6 milliards et la France pour 1,1 milliard de francs guinéens, cette destruction des munitions et explosifs stockés à Kindia est le signe d’une prise et d’une réaction rapide des autorités guinéennes à propos du danger que représentent ces explosifs pour les populations environnantes.
La cérémonie a pris fin par la mise à disposition du site aux autorités guinéennes. Il devra servir de lieu de recueillement à la mémoire des victimes de la répression première République et des exécutions qui avaient suivi la tentative de coup d’Etat du colonel Diarra Traoré en 1985.
Mady Bangoura, envoyé spécial de VisionGuinee.Info
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