Le directeur général de la police appelle à intensifier la lutte contre la drogue : ‘’Quand la police dort, c’est le peuple qui est menacé’’

Le directeur général de la police nationale, Djénaba Sory Camara, a rencontré ce mardi 22 juillet les agents des forces de sécurité engagées dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Il les a félicités pour leurs efforts, tout en les exhortant à redoubler de détermination pour éradiquer ce fléau.

‘’Vous-mêmes, vous voyez qu’on dormait et on ne doit pas dormir. Quand la police dort, c’est le peuple qui est menacé, les citoyens sont menacés. Toutes sortes de crimes vont s’imposer et s’installer dans la cité. On ne doit pas l’accepter’’, a-t-il déclaré avec fermeté.

Il se réjouit de la mise d’une opération mixte baptisée Ouragan, dont la première phase est en cours. ‘’Nous avons réfléchi pour mettre cette opération mixte en marche. Cette opération baptisée Ouragan est à sa première phase. La deuxième phase sera l’opération Épervier qui va s’effectuer en synergie d’action avec Ouragan. L’opération Épervier sera effectuée le long des frontières par la Compagnie d’intervention de police aux frontières (CIPAF), mise en place dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière’’, a-t-il précisé.

‘’Nous avons eu deux véhicules Land Cruiser de la part de Civipol. Dans les jours à venir, ils seront engagés le long des frontières’’, a-t-il annoncé, insistant sur la nécessité de ne pas concentrer uniquement sur la capitale Conajry. ‘’Il y a des convoyeurs de drogue, des transporteurs de drogue. Il faut couper le cordon entre les pays frontaliers et notre pays’’, a-t-il mentionné.

Le patron de la police nationale a tenu à clarifier que’’ la drogue Kush ne se fabrique pas en Guinée. On nous l’a imposée, et si on nous impose, il faut qu’on mette en place des mécanismes de lutte contre ce fléau’’.

Se disant satisfait des premiers résultats sur le terrain, il a appelé ses hommes à fournir plus d’efforts et à se préparer ‘’moralement, mentalement, physiquement, parce que l’opération va continuer jusqu’au mois de janvier’’ pour lutter contre la drogue.

Il insiste sur le fait que ‘’nous n’allons pas baisser les bras. On va continuer jusqu’au moment où la CIPAF aura la maîtrise des frontières. Je crois qu’à ce moment-là, on va respirer un peu’’.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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