Devant la barre ce mercredi en tant que témoin dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre, l’ancien haut commandant de la gendarmerie nationale dit avoir contribué à sauver la vie des leaders des forces vives.
‘’Quand il m’a vu, Jean Marie Doré qui me connaissait et que je connaissais un peu en tant que doyen, il a dit : ‘Sidya, mon frère, tu peux rire maintenant, nous sommes sauvés’. Je lui ai demandé : ‘D’où vous venez ?’. Jean Marie m’a dit qu’ils étaient au stade. Quand j’ai demandé si c’est là-bas que cela leur est arrivé, il a dit oui’’, se souvient le général Ibrahima Baldé.
Avant de préciser : ‘’On a une infirmerie au niveau du PM2. Dès qu’on sort à l’état-major juste en face du ministère de l’administration du territoire. C’est là-bas qu’on les a envoyés pour les soigner. Au terme des soins, le médecin a dit à l’officier que j’ai désigné que si on ne les enlève pas là-bas, malgré qu’ils ont reçu des soins, ce n’est pas bon. Au même moment, j’ai reçu des informations selon lesquelles il y a un groupe qui voulait venir pour les libérer de la gendarmerie. Quand j’ai demandé c’est quel groupe, on m’dit qu’on ne sait pas, mais les gens m’ont dit : ‘Même vous, on va vous agresser’. J’ai monté un dispositif de sécurisation du PM2’’.
‘’Puisque le médecin-chef a dit que ce n’était plus bon de les laisser sur place, il fallait les envoyer à la clinique Pasteur. C’est ce qui a été fait. Finalement, c’est là-bas qu’ils sont restés jusqu’à tard la nuit’’, souligne l’ex-patron de la gendarmerie nationale.
Il affirme que ‘’personne ne m’a demandé comment ces acteurs politiques ont été sécurisés. Chacun a dit ce qu’il a voulu. Mais moi je sais l’effort que j’ai fourni par rapport pour les sécurité. Jusqu’à tard la nuit, quand on les a sortis à l’hôpital, j’étais en communication avec un de mes officiers’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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