La Direction générale des affaires politiques a organisé, ce lundi 22 juin 2026, un atelier national de vulgarisation de la Loi organique L/2025/035/CNT du 21 novembre 2025 portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique.
Placée sous l’égide du Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD), cette rencontre a réuni des responsables de formations politiques, des représentants des institutions républicaines ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif était de favoriser une meilleure appropriation des nouvelles dispositions légales appelées à encadrer la vie politique nationale.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a présenté cette réforme comme une étape majeure dans le processus d’assainissement et de modernisation du paysage politique guinéen.
Selon lui, le nouveau texte ne vise ni à restreindre l’action des partis politiques ni à affaiblir leur rôle dans le débat démocratique.
‘’Cette loi n’a pas été conçue comme un instrument bureaucratique destiné à fragiliser ou à restreindre l’action des partis politiques. Bien au contraire, elle est un acte d’émancipation et de clarification. Elle impose la lumière là où l’opacité s’était trop longtemps installée. Elle consacre la redevabilité là où régnait parfois l’irresponsabilité. Elle réclame la démocratie interne là où les destins individuels avaient parfois confisqué les dynamiques collectives. Loin de contraindre ou d’étouffer les partis politiques, cette loi les libère du soupçon permanent, de l’informalité structurelle et de l’improvisation afin de leur permettre d’assumer dignement leur rôle de corps intermédiaires indispensables à l’équilibre démocratique’’, a-t-il déclaré.
Il a replacé cette initiative dans le contexte du processus de transition politique engagé en Guinée, saluant les récentes avancées enregistrées sur le plan institutionnel.
‘’Notre pays vient de franchir un jalon décisif dans son agenda politique à travers la tenue rigoureuse des élections communales et législatives, marquant un retour ordonné et serein à l’ordre constitutionnel, où la souveraineté populaire retrouve son expression légitime à travers des institutions représentatives élues’’, a-t-il rappelé.
Pour autant, le patron du MATD estime que le rétablissement des institutions constitutionnelles ne marque pas la fin du chantier de refondation engagé par les autorités.
‘’Je tiens à le dire avec la plus grande clarté : le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas l’aboutissement final de notre marche nationale, il en est plutôt la consolidation structurelle. L’œuvre sacrée de refondation de l’État et de rectification institutionnelle se poursuivra avec la même ardeur, la même rigueur et la même intransigeance, car bâtir une Guinée prospère, unie et stable est un chantier de longue haleine qui transcende le calendrier électoral’’, a-t-il souligné.
Le général à la retraite Ibrahima Kalil Condé assuré que la Guinée doit se doter de partis politiques mieux structurés, plus responsables et pleinement en phase avec les nouvelles exigences légales.
‘’C’est pour cette raison que nous avons impérativement besoin de formations politiques fortes, outillées et mûres, dirigées par des femmes et des hommes d’État qui, s’étant approprié la nouvelle loi, sauront se comporter en partenaires fiables de la consolidation démocratique guinéenne’’, a-t-il affirmé.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.info
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