Précédemment aux commandes de l’élevage, Félix Lamah a pris les rênes du ministère de l’agriculture lors d’une cérémonie de passation placée sous le signe de l’exigence et de l’action, ce mercredi 29 juillet 2026. Entre rigueur de terrain et industrialisation locale, il entend impulser une dynamique novatrice afin de placer la sécurité alimentaire au cœur du développement socio-économique national.
C’est un passage de témoin placé sous le signe de la continuité institutionnelle et de la rigueur opérationnelle qui s’est opéré au ministère de l’agriculture.
Dès sa prise de parole devant ses collaborateurs, le ministre Félix Lamah a tenu à marquer ses priorités en affirmant que ‘’la confiance renouvelée par le président de la République exige de nous des résultats immédiats et visibles pour nos populations’’, tout en saluant le travail accompli par la ministre Aminata Kaba.
S’adressant aux cadres et techniciens du département, le nouveau patron du secteur agricole les a exhortés à l’actio. ‘’Attachez bien vos ceintures, parce que ça va repartir très fort. Seul le terrain peut nous permettre de réussir notre mission’’, a-t-il souligné.
Pour illustrer son attachement aux réalités rurales, le ministre Lamah est revenu sur sa récente expérience ministérielle en rappelant qu’en 2024, ‘’je me suis rendu dans le district de Bankoumana, à plus de 80 kilomètres de Mandiana, une zone enclavée où aucun ministre n’avait mis les pieds depuis l’indépendance’’.
Poursuivant sa démonstration sur les opportunités manquées par manque de présence effective, il a souligné que ‘’cette immersion nous a permis de découvrir plus de 1000 hectares de terres à haut potentiel agricole totalement inexploités et de lancer en urgence les travaux du pont stratégique pour désenclaver les producteurs locaux’’.
Présentant sa feuille de route, le patron du département de l’agriculture a décliné ses axes prioritaires en martelant que ‘’nous devons concentrer nos efforts sur le désenclavement des bassins de production par la réalisation rapide de pistes rurales’’.
Abordant ensuite la question de la maîtrise de l’eau, il a insisté sur le fait que ‘’l’agriculture guinéenne ne peut plus se contenter de dépendre des six mois de saison des pluies ; les aménagements hydroagricoles doivent nous garantir une production continue sur toute l’année’’, tout en précisant que ‘’la transformation locale de nos produits sera le maillon fort de notre contribution au grand programme national Simandou 2040’’.
Il a rappelé la dynamique en cours en indiquant que ‘’le secteur primaire représente aujourd’hui 25 % de notre PIB, mais notre objectif clair est de porter la seule contribution de l’agriculture à au moins 35 % dans les prochaines années’’.
Face au défi de la souveraineté alimentaire, Félix Lamah s’est montré intransigeant sur la facture des importations de riz. Selon lui, ‘’le président de la République n’attend qu’une seule chose de nous : atteindre rapidement l’autosuffisance alimentaire et mettre fin à cette dépendance extérieure‘’.
S’agissant enfin des leviers techniques à activer, le ministre de l’agriculture a plaidé pour une modernisation accélérée méthodes de culture. Il indique à ses collaborateurs que ‘’la mécanisation et l’innovation scientifique doivent être au cœur de notre stratégie de rendement’’.
Mettant en parallèle les performances du riz hybride de Koba, qui atteint jusqu’à 9 tonnes à l’hectare contre une moyenne nationale de 3 tonnes, il estime qu’il ‘’n’est plus question d’importer continuellement nos semences. Si nous voulons être autosuffisants, nous avons besoin d’avoir nos propres semences’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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