Dans le cadre des réformes axées sur la bonne gouvernance et la digitalisation, le Premier ministre a exigé la transmission de l’ensemble des contrats signes par les ministères depuis septembre 2021. Lors d’une rencontre avec la presse, Moussa Moïse Sylla, porte-parole adjoint du gouvernement, a apporté des précisions sur cette initiative, écartant toute volonté de ciblage individuel.
À l’occasion d’une prise de contact entre les porte-voix de la présidence, du gouvernement et les médias nationaux, la récente directive de la Primature est revenue sur la table.
En exigeant la transmission de l’ensemble des contrats signés depuis le début de la transition, le chef du gouvernement entend instaurer un contrôle rigoureux et centralisé des engagements financiers de l’État.
Selon le porte-parole adjoint du gouvernement, cette démarche s’inscrit dans la continuité des réformes engagées.
Il a rappelé que “le porte-parole a parlé de transparence dans les procédures administratives avec des éléments de réforme digitale qui permettent aujourd’hui à l’État de mettre un peu de côté le papier et d’aller sur le digital et le numérique. Une dynamique visant “à réduire les délais de procédure de traitement des dossiers et à avoir également des éléments de traçabilité de tout ce qui se passe”. Ce qui, selon lui, explique la décision du Premier ministre d’emboîter dans le même sens en demandant la transmission sous 48 heures.
Le ministre Moussa Moïse Sylla affirme que “l’exigence de transparence qui est prônée d’un côté, c’est une exigence qui est contenue également au niveau de l’ensemble des membres du gouvernement et de la Primature”.
Cette démarche s’impose d’autant plus que “plusieurs ministres sont passés à un même portefeuille ministériel. Et donc des contrats ont été signés par différents ministres”, l’enjeu étant de “permettre au Premier ministre qui opère l’orchestration, qui permet donc de mettre un véritable rythme au niveau de l’ensemble du gouvernement, cela lui permet donc d’avoir des éléments à son niveau, centraliser l’ensemble des contrats, documenter, et cela lui permet donc d’avoir des éléments d’appréciation qu’il peut donc soumettre au président de la République”.
Face aux spéculations sur d’éventuelles sanctions, il a tenu à clarifier “qu’il n’y a pas de ciblage dans ce qu’il a demandé”.
Il déplore que “souvent, lorsqu’on demande des contrats à déposer, on pense que tel ministre ou tel autre est ciblé, ou on veut atteindre telle ou telle personne”, alors qu’il s’agit “d’une procédure administrative normale qui est instaurée dans un esprit de voir un peu plus clair sur ce qui a été fait et d’avoir des éléments qui permettront donc de faire des appréciations sur le montant qui a été engagé en termes de dépenses publiques par rapport aux différentes entreprises”.
Le porte-parole adjoint du gouvernement assure que “tous les ministres ont pu déposer dans le délai imparti les contrats qui ont été demandés”.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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