En Guinée, le 1er mai, reconnu comme la fête du travail, a été célébré à Conakry dans l’enceinte du stade du 28 septembre en présence du Premier ministre Bernard Gomou.
S’exprimant au nom du Mouvement syndical guinéen, Abdoulaye Sow a égrené le chapelet des revendications des acteurs syndicaux.
Au total, 20 points de revendications ont été inscrits dans le cahier de charges du mouvement syndical.
- Compte tenu des économies déjà réalisées suite à l’assainissement du Fichier de gestion administrative (FGA), le mouvement syndical demande la révision de la valeur monétaire du point d’indice salarial à hauteur de 100% pour toutes les catégories de fonctionnaires, contractuels permanents et pensionnés.
- L’engagement de tous les enseignants contractuels et les agents de santé à la fonction publique en vue de résorber définitivement le déficit criard de personnel dans le secteur éducatif et de la santé ;
- La majoration des indemnités de transport et de logement à hauteur de 500.000 GNF chacune;
- L’application intégrale du nouveau Point d’indice (977) à tous les pensionnés de la Fonction publique
- La valorisation de la pension de retraite des anciens travailleurs régis par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) à hauteur de 80 % du dernier salaire;
- Le rallongement de la prime de départ à la retraite de deux à douze mois;
- Le paiement mensuel et à temps des pensions de retraite :
- La facilitation de l’obtention des documents administratifs biométriques (Extrait de naissance, carte d’identité, passeport):
- La révision à la baisse du coût de la carte grise des engins roulants de toute catégorie et du permis de conduire) ;
- L’opérationnalisation des cotisations à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (soit 18% pour l’Etat, 5% pour les fonctionnaires et 2% pour les retraités de la Fonction publique) et la mise en place obligatoire du Consell d’Administration (CA) afin de permettre à l’Institution d’assumer pleinement sa mission de protection sociale ;
- L’ouverture de négociations interes dans les secteurs privé et mixte en vue de permettre la valorisation du salaire ;
- Le respect des Droits des travailleurs dans les Etablissements Publics à Caractère Administratifs (EPA) ;
- L’établissement de Conventions Collectives de Branche dans toutes les entreprises qui n’en dispose pas et la révision de celles qui sont obsolètes ;
- L’arrêt des mesures disproportionnées relatives à fapplication des contraventions àrencontre des conducteurs ;
- La formalisation de l’activité de « Taxi-moto » pour solutionner le chômage endémique des jeunes diplomés sans emploi, faciliter la mobilité à Kaloum et réduire les tensions entre les agents de police et les conducteurs ;
- Le jumelage de la visite technique des véhicules à leur réparation avant ;
- L’arrêt des tracasseries routières sur les axes urbains et interurbains: l’étendue du territoire national;
- Le renforcement des mesures de sécurité des citoyens et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire ;
- Le rétablissement du Conseil Economique Social, Culturel et Environnemental (CESCE) à l’instar des trois autres pays en Transition (Mali: Burkina Faso, Tchad) et la régularisation de la situation administrative de tous les travailleurs des institutions Républicaines et étatiques
- La poursuite des concertations de façon inclusive entre tous les acteurs de la vie politique, économique et sociale en vue de préserver la justice et la paix dans notre pays;
- La ratification par la République de Guinée de la Convention C. 190 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail.
Le mouvement syndical estime que la satisfaction intégrale de ce cahier de charges est un gage de la paix sociale en Guinée.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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