L’Office national de formation professionnelle et de perfectionnement (ONFPP) a officiellement lancé, ce vendredi 3 avril, au Centre des métiers industriels (CMI), une session de formation technique spécialisée en conduite de chariots élévateurs. Cette initiative, qui réunit 16 jeunes femmes sélectionnées par l’antenne régionale de Conakry, s’inscrit dans la dynamique de la Journée internationale des droits des femmes.
L’objectif de cette formation est d’offrir aux femmes des compétences concrètes dans des secteurs traditionnellement masculins, tels que les mines, le BTP et la logistique. La directrice générale de l’ONFPP a souligné l’importance de la transition vers des modèles de formation plus adaptés au marché de l’emploi.
‘’Cette formation vise principalement l’apprentissage pratique, donc purement pratique. Aujourd’hui, nous constatons que dans nos centres de formation, nous faisons plus de théorie, et nous voulons aujourd’hui montrer l’autre aspect. Nous mettons l’accent sur les formations duales, sur les formations par alternance, et ce sont ces types de formations qui peuvent accompagner les jeunes et la population guinéenne à trouver un emploi décent’’, a-t-elle ajouté.
Le choix du partenaire technique s’est porté sur le Centre des métiers industriels (CMI) Guinée. Son PDG voit en cette cohorte une réponse directe à la demande croissante des grandes entreprises, citant notamment des besoins exprimés par le projet Simandou, auxquels le marché ne pouvait jusqu’ici répondre faute de main-d’œuvre féminine qualifiée.
Selon lui, ‘’il y a peu, nous avons été contactés par une entreprise du projet Simandou, Rio Tinto, qui nous a demandé d’envoyer des femmes. Malheureusement, nous n’en avions pas assez. Aujourd’hui, c’est une excellente initiative d’envoyer des femmes afin qu’elles apprennent à conduire ces engins lourds et poids lourds, pour devenir demain des ressources précieuses pour les entreprises minières, le BTP et la manutention’’.
‘’Nous disposons de plusieurs types de formation : la polyvalence, qui consiste à se former sur trois engins ; la semi-polyvalence, qui consiste à se former sur deux engins au choix de l’opérateur ; et le spécialisme, qui consiste à se former sur un engin. Chez nous, nous encourageons particulièrement la participation féminine, car les femmes ont aussi leur place dans le domaine minier’’, a-t-elle précisé.
Elle a ajouté qu’avec les apprenants, ‘’nous commençons d’abord par la théorie en salle. Ensuite, ils passent à l’assimilation, puis terminent par la pratique. Nous enseignons dans toutes les langues pour que chaque apprenant, qu’il soit lettré ou non, trouve sa place chez nous’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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