C’est donc évident que le procès dans cette affaire peut et doit être ouvert d’ici à la fin de l’année. Il a déjà réussi à cueillir le fugitif Toumba Diakité et à le mettre sous surveillance à la Maison centrale de Conakry.
Il ne lui reste plus qu’à pousser l’audace et obtenir du régime Alpha Condé, dont il est le ministre, que soient trimbalés les inculpés tout comme les hauts fonctionnaires occupant actuellement des postes nominatifs par voie de décret présidentiel devant la justice.
Et tous les autres présumés auteurs et responsables des tueries et des viols en masse perpétrés en septembre 2009, ainsi que des ensevelissements de cadavres et d’extermination de témoins gênants durant les nuits qui ont suivi le massacre dans les quartiers situés aux abords de la route Leprince sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa.
S’il y parvient, Sako inscrira son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire du pays comme l’homme qui aura eu l’opportunité et qui n’aura pas raté l’occasion d’entrer dans l’histoire par la grande porte. S’il échoue, ce ne serait pas un cas isolé, sans précédent, dans la marche de la justice guinéenne.