Alors que la Russie renforce sa présence en Afrique, les résultats concrets de sa coopération avec les États africains restent au cœur des débats. Dans un entretien accordé à VisionGuinee, Régis Hounkpè, enseignant, analyste senior en géopolitique et directeur exécutif d’InterGlobe Conseils, revient sur les enjeux de ce rapprochement, en examinant les engagements économiques de Moscou, le bilan de son intervention sécuritaire au Sahel et les questions de souveraineté africaine.
VisionGuinee : À l’occasion du troisième Sommet Russie-Afrique, Moscou a réaffirmé sa volonté de renforcer ses relations avec le continent. Au-delà des déclarations diplomatiques, quels engagements concrets ont été pris et quels bénéfices les pays africains peuvent-ils en attendre ?
Régis Hounkpè : Il faut d’abord replacer ce sommet dans une lecture plus large des rapports de puissance internationaux. À l’instar de la Chine, des États-Unis, de la France ou de l’Union européenne, la Russie considère le continent africain comme un espace stratégique de projection de sa puissance, de consolidation de ses alliances et de construction de son influence internationale.
Le sommet de Moscou traduit précisément cette ambition. Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, les sanctions occidentales et une forme d’isolement diplomatique de la Russie vis-à-vis d’une partie du monde occidental, la mobilisation de plus de 48 délégations africaines sur les 54 États du continent constitue, pour Moscou, un succès diplomatique et un signal politique important.
La Russie démontre ainsi qu’elle demeure capable de dialoguer avec une partie significative de la communauté internationale et que l’Afrique représente, dans cette configuration, un partenaire diplomatique de premier plan.
Mais il faut distinguer la réussite diplomatique d’un sommet de ses retombées économiques et stratégiques pour les pays africains. Ce sont deux réalités différentes.
À l’issue de cette rencontre, nous avons enregistré beaucoup de déclarations d’intention, notamment sur l’intelligence artificielle, l’agriculture, la sécurité alimentaire, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Ces domaines sont importants et correspondent à des besoins réels du continent. Encore faut-il que les engagements annoncés se traduisent en programmes financés, en investissements identifiables, en transferts de compétences et en réalisations concrètes.
Le plan d’action 2027-2029 mérite, à cet égard, une attention particulière. Sa temporalité relativement courte devrait permettre d’en mesurer rapidement les résultats. Il ne s’agit plus seulement de multiplier les rencontres diplomatiques, mais de vérifier ce qui sera effectivement réalisé, dans quels délais et au bénéfice de quelles économies africaines.
Il faut également comprendre que la Russie poursuit un objectif qui dépasse largement la coopération bilatérale avec les États africains : elle cherche à consolider sa position dans un ordre international en recomposition et à promouvoir une alternative à l’influence occidentale.
L’Afrique ne doit cependant pas se laisser enfermer dans cette opposition entre bloc occidental et bloc non occidental. Elle a intérêt à entretenir des partenariats diversifiés, sans exclusivité idéologique et sans alignement automatique.
En définitive, la question n’est pas de savoir si la Russie est une alternative à l’Occident. La véritable question est de savoir si cette relation constitue une alternative de développement pour l’Afrique. Pour l’heure, les intentions sont nombreuses, mais les résultats tangibles restent à démontrer.
Oui, le décalage est considérable. Il faut simplement regarder les ordres de grandeur pour comprendre que les relations économiques et commerciales entre la Russie et l’Afrique ne se situent pas dans les mêmes proportions que celles entretenues avec l’Union européenne ou la Chine.
Il existe une disproportion manifeste entre l’ambition diplomatique affichée par Moscou et sa capacité réelle à accompagner la transformation économique du continent.
Il faut néanmoins replacer cette situation dans son contexte géopolitique et économique. La guerre en Ukraine mobilise aujourd’hui une part considérable des ressources financières, industrielles et budgétaires de la Russie. Son économie est soumise à des contraintes importantes et ses capacités de projection économique extérieure ne sont pas illimitées.
Il serait donc excessif d’attendre de Moscou qu’elle déploie en Afrique des moyens financiers comparables à ceux de partenaires dont les capacités d’investissement et les instruments de coopération sont autrement plus importants.
La Russie exporte environ sept fois plus vers le continent qu’elle n’importe de celui-ci et ne représente qu’une part marginale des investissements directs étrangers en Afrique, de l’ordre de 1 %. Les relations économiques les plus significatives concernent notamment l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud.
Cela révèle une réalité fondamentale : la Russie est davantage présente en Afrique comme puissance diplomatique, militaire et stratégique que comme puissance d’investissement et de transformation économique.
Il existe bien entendu des intérêts commerciaux, énergétiques, agricoles et miniers. Mais ils ne constituent pas, à ce stade, un dispositif suffisamment structurant pour accompagner les besoins de financement, d’industrialisation et de création d’emplois du continent.
Il faut donc éviter une confusion fréquente dans l’analyse des relations internationales : une présence diplomatique forte ne signifie pas nécessairement une contribution économique forte.
La Russie a besoin de l’Afrique pour consolider son influence internationale. Les pays africains, eux, ont besoin de partenaires capables de contribuer effectivement à leur développement. Ces deux intérêts peuvent se rencontrer, mais ils ne sont pas automatiquement convergents.
Quels investissements russes ont-ils réellement contribué à créer des emplois, développer les infrastructures et industrialiser les pays africains ?
Il faut être assez rigoureux sur cette question. Lorsqu’on parle d’investissements, il ne suffit pas d’identifier des projets annoncés ou des accords signés. Il faut regarder les investissements effectivement réalisés, les emplois créés, les infrastructures livrées, les transferts de compétences et les effets sur les économies locales.
La coopération russo-africaine présente plusieurs configurations. L’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud entretiennent des relations économiques et commerciales avec Moscou. L’Égypte constitue également un partenaire important, notamment avec le projet de centrale nucléaire d’El-Dabaa, qui représente l’un des projets d’infrastructure les plus emblématiques de la présence économique russe sur le continent.
Il existe également des programmes et des projets de coopération en Égypte, au Mali, au Burkina Faso, au Rwanda et en Éthiopie. Mais leur portée économique, leur niveau d’exécution et leurs retombées sur les populations doivent être appréciés avec beaucoup de discernement.
Ce qui me préoccupe, c’est l’insuffisance de résultats structurants en matière d’emploi, d’industrialisation et de transformation productive.
Le véritable enjeu du développement africain n’est pas d’accumuler des accords de coopération, mais de construire des économies capables de produire, de transformer leurs ressources, de créer de la valeur ajoutée et de retenir cette valeur sur le continent.
Or, la Russie ne dispose pas aujourd’hui des capacités financières nécessaires pour devenir un partenaire majeur du financement du développement africain. Il ne s’agit pas de lui dénier toute capacité d’intervention, mais de reconnaître les limites objectives de son engagement économique.
Il me semble surtout que Moscou poursuit une ambition prioritairement géopolitique : consolider ses positions, sécuriser des intérêts stratégiques et peser davantage dans les équilibres internationaux.
Ce n’est pas illégitime. Toutes les puissances agissent en fonction de leurs intérêts. Mais les États africains doivent cesser de confondre les ambitions de leurs partenaires avec leurs propres objectifs de développement.
u Mali, au Burkina Faso et au Niger, le rapprochement avec Moscou occupe une place importante dans les stratégies de lutte contre le terrorisme. Cette coopération a-t-elle permis d’améliorer durablement la situation sécuritaire ?
Je vais être très concret. Sans prétendre disposer de l’ensemble des données opérationnelles permettant d’établir un bilan exhaustif, les évolutions sécuritaires observées au Sahel ne permettent pas de conclure à une amélioration durable imputable à la présence russe.
Wagner, puis Africa Corps, qui constitue aujourd’hui l’un des instruments de la projection sécuritaire russe sur le continent, ont montré des limites importantes.
Il faut d’abord distinguer deux objectifs qui sont souvent présentés comme complémentaires, mais qui ne le sont pas nécessairement : la protection des régimes en place et la sécurisation durable des territoires et des populations.
À mon sens, une partie importante de l’engagement de ces structures a davantage répondu à une logique de consolidation du pouvoir politique et de protection des autorités en place qu’à une véritable stratégie globale de stabilisation des territoires.
Or, la lutte contre le terrorisme ne se résume pas à la protection d’un régime. Elle suppose une maîtrise du territoire, le renseignement, la coopération régionale, la sécurisation des populations, le rétablissement de l’autorité publique et la reconstruction du lien de confiance entre l’État et les citoyens.
Le Mali demeure confronté à des menaces considérables. Le Niger et le Burkina Faso connaissent également des difficultés sécuritaires persistantes. Les événements récents au Mali, notamment les offensives associant des groupes séparatistes et des organisations jihadistes, illustrent la complexité de cette conflictualité.
Il faut donc poser une question simple : après plusieurs années de coopération sécuritaire avec Moscou, les États concernés disposent-ils de territoires mieux maîtrisés, d’armées plus autonomes et de populations davantage protégées ?
Le bilan demeure préoccupant. Les données publiées par ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project) ont également mis en évidence le coût humain de certaines opérations menées conjointement par Wagner et les forces armées maliennes, avec près de 500 morts civils recensés dans les événements concernés. Cette dimension ne peut être évacuée lorsqu’on évalue une coopération militaire.
La sécurité ne peut pas être appréciée uniquement à partir du nombre d’opérations conduites ou de combattants neutralisés. Elle doit d’abord être mesurée à l’aune de la protection des populations et de la capacité des États à rétablir durablement leur autorité sur l’ensemble du territoire.
De Wagner à Africa Corps, les résultats observables ne permettent donc pas, à ce stade, de considérer cette coopération comme une réponse durable aux défis sécuritaires du Sahel.
VisionGuinee : La coopération militaire russe permet-elle aux armées africaines de gagner en autonomie ou crée-t-elle une nouvelle forme de dépendance ?
Je ne le pense pas, du moins au regard des résultats actuellement observables.
Une coopération militaire ne peut être considérée comme un succès simplement parce qu’elle permet à un État d’acquérir des équipements, de bénéficier d’un appui opérationnel ou de faire intervenir des forces étrangères sur son territoire.
L’autonomie stratégique d’une armée se mesure à sa capacité à planifier et conduire ses opérations, à maîtriser son renseignement, à assurer sa logistique, à entretenir ses équipements, à former ses cadres et à garantir, par ses propres moyens, la défense de l’intégrité territoriale.
Or, le recours à des dispositifs extérieurs comme Wagner ne garantit pas, en lui-même, la construction de ces capacités. Il peut même créer de nouvelles formes de dépendance, notamment sur les plans opérationnel, logistique, technologique et stratégique.
J’irai même au-delà de la seule question russe : la sécurité est une fonction régalienne fondamentale. Elle constitue l’un des attributs premiers de la souveraineté nationale.
Cela ne signifie pas qu’un État ne doit pas solliciter d’assistance étrangère. Aucun pays ne construit sa défense dans un isolement absolu. Les partenariats militaires, les échanges de renseignements, la formation et les transferts de technologies sont parfaitement légitimes.
Mais il y a une différence fondamentale entre recevoir un appui pour renforcer ses capacités et déléguer durablement une partie de sa fonction souveraine à des acteurs extérieurs.
L’enjeu pour les armées africaines est donc de construire leur autonomie doctrinale, opérationnelle, technologique et industrielle.
La véritable souveraineté militaire ne consiste pas à remplacer un partenaire étranger par un autre. Elle consiste à disposer des capacités nécessaires pour choisir ses partenaires, définir ses priorités et conduire ses propres stratégies de défense.
Moscou affirme défendre la souveraineté des États africains. Comment cette position se traduit-elle concrètement dans les relations politiques et diplomatiques ?
Il faut distinguer le discours politique de la pratique diplomatique. La défense de la souveraineté africaine constitue aujourd’hui un puissant ressort de la communication internationale russe. Elle s’inscrit dans une rhétorique de contestation de l’ordre international dominé par les puissances occidentales.
Cette position trouve naturellement un écho sur le continent, où les revendications de souveraineté, de reconnaissance et de rééquilibrage des rapports internationaux sont parfaitement légitimes.
La Russie soutient notamment le principe d’une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette revendication est importante et rejoint une exigence historique du continent.
Je suis personnellement l’un des partisans les plus affirmés de l’attribution d’un siège permanent à un pays africain au Conseil de sécurité. Je serais même tenté d’en revendiquer deux. Mais soyons réalistes : il faut d’abord parvenir à en obtenir un.
Cependant, je considère que cette question ne doit pas être enfermée dans une logique de confrontation entre la Russie et l’Occident. La réforme du Conseil de sécurité est d’abord une question de justice institutionnelle internationale et de représentation équitable des grandes régions du monde.
L’Afrique ne peut pas continuer à être marginalisée dans une institution où se prennent des décisions majeures concernant la paix et la sécurité internationales, alors qu’elle est elle-même directement concernée par une part importante des enjeux examinés.
Mais le véritable défi est ailleurs : les États africains doivent être capables de construire une position commune, de dépasser leurs divergences circonstancielles et de transformer leur poids démographique, géographique, économique et diplomatique en capacité réelle de négociation.
Si Moscou peut contribuer à cette évolution, pourquoi pas ? Si Pékin, Washington, Paris ou d’autres capitales peuvent également y contribuer, pourquoi s’en priver ? Mais il ne faut pas inverser les rôles. Ce n’est pas à la Russie de porter les ambitions africaines à la place des Africains.
Un siège permanent au Conseil de sécurité ne doit pas être une faveur accordée par une puissance, ni une récompense diplomatique pour un quelconque alignement. C’est une revendication qui doit s’inscrire dans une stratégie collective africaine.
Il ne s’agit pas de quémander une place dans le monde. Il s’agit de construire les rapports de force politiques et diplomatiques qui permettront à l’Afrique d’occuper la place qui correspond à son poids et à ses intérêts.
Quelle contribution la Russie apporte-t-elle à la formation de la jeunesse africaine, au transfert de technologies et au développement des compétences ?
La Russie dispose incontestablement d’un pouvoir d’influence sur le continent. Il serait intellectuellement malhonnête de ne pas le reconnaître.
Les relations historiques, les coopérations universitaires, les programmes de bourses et les liens entretenus avec certaines élites africaines constituent des instruments de cette influence.
Il faut également comprendre que le rapprochement entre Moscou et une partie des opinions publiques africaines s’inscrit dans un mouvement plus large de contestation des rapports de domination hérités de l’histoire coloniale et de remise en question de certaines formes de dépendance politique et diplomatique.
Cette aspiration à l’affirmation de soi est légitime. Elle traduit une demande de reconnaissance, de dignité et de maîtrise des choix stratégiques africains.
Mais il faut savoir distinguer l’affirmation souveraine de son instrumentalisation géopolitique. La Russie, comme toutes les autres puissances, cherche à transformer cette aspiration en capital d’influence. C’est la règle du jeu international.
Il n’y a donc aucune raison de criminaliser systématiquement les stratégies d’influence russes, pas plus qu’il ne faudrait idéaliser celles des puissances occidentales ou asiatiques. Toutes défendent leurs intérêts.
La véritable responsabilité incombe aux États africains : développer leurs propres contre-stratégies, diversifier leurs partenariats et veiller à ce que les coopérations universitaires et scientifiques produisent des compétences réellement mobilisables dans leurs économies.
Sur le transfert de technologies, je suis beaucoup plus réservé. Il faut reconnaître que les capacités endogènes africaines restent insuffisamment valorisées. La question technologique ne peut pas être abordée uniquement sous l’angle de ce que les partenaires étrangers seraient disposés à transférer.
Qu’il s’agisse de la Russie, de la France, des États-Unis, de la Chine ou de l’Union européenne, aucun partenaire ne viendra spontanément construire à la place de l’Afrique les capacités scientifiques, industrielles et technologiques dont elle a besoin.
L’Afrique doit investir dans ses universités, ses centres de recherche, ses infrastructures numériques, ses industries et surtout dans la formation de ses propres compétences.
La coopération internationale doit accompagner cette ambition, et non s’y substituer.
Si vous deviez présenter des réalisations majeures du partenariat russo-africain, lesquelles citeriez-vous pour démontrer que les populations africaines en sont les premières bénéficiaires ?
Je citerais principalement le projet de centrale nucléaire d’El-Dabaa, en Égypte. C’est l’une des réalisations les plus significatives de la coopération économique et technologique russo-africaine. Ce projet présente un intérêt stratégique pour la diversification énergétique de l’Égypte et mobilise également des compétences et de la main-d’œuvre locales.
Il faut cependant distinguer la réalisation d’un grand projet d’infrastructure de ses retombées réelles sur l’ensemble des populations. La question demeure celle de la création de valeur locale, de la formation, de l’emploi et de la maîtrise technologique.
On évoque également régulièrement les bourses universitaires offertes par la Russie aux étudiants africains. C’est un volet réel de la coopération, qui mérite d’être pris en considération.
Mais je voudrais attirer l’attention sur une autre réalité, beaucoup plus préoccupante : celle des jeunes Africains qui se retrouvent mobilisés, recrutés ou entraînés dans des conflits armés qui ne sont pas les leurs, notamment dans le cadre de la guerre en Ukraine.
Des ressortissants de plusieurs pays africains, notamment d’Afrique centrale, australe et occidentale, ont été signalés dans des dispositifs de recrutement liés à l’effort de guerre russe.
Il s’agit d’une question particulièrement grave. La jeunesse africaine ne peut pas devenir une variable d’ajustement des stratégies militaires des puissances étrangères.
L’avenir de cette jeunesse doit se construire dans les universités, les entreprises, les laboratoires, les administrations et les industries du continent, et non sur des théâtres de guerre extérieurs dont elle ne maîtrise ni les objectifs ni les conséquences.
C’est aussi à partir de cette réalité qu’il faut apprécier les résultats d’un partenariat international.
En définitive, je considère que la relation russo-africaine demeure aujourd’hui largement déséquilibrée. Elle apporte des avantages diplomatiques et stratégiques à Moscou, mais ses retombées économiques et sociales pour les populations africaines restent insuffisantes au regard des ambitions affichées.
Le problème n’est pas que l’Afrique coopère avec la Russie. Elle doit pouvoir le faire, comme elle doit pouvoir coopérer avec toutes les autres puissances. Le problème est qu’une relation internationale ne peut être jugée à l’aune des seules déclarations d’amitié, des discours de souveraineté ou des convergences politiques.
Elle doit être évaluée à partir de ses résultats, de sa réciprocité et de sa contribution à la transformation structurelle des économies africaines.
Pour l’heure, cette relation continue d’apporter non pas suffisamment de bénéfices, mais plutôt des désavantages notables au regard des attentes et des intérêts stratégiques des populations africaines.
Par Ciré BALDE, pour VisionGuinee.info
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