Lors d’une plénière mercredi au Conseil national de la transition (CNT), le gouvernement guinéen, à travers les acteurs du pool économique, a présenté la loi des finances rectificative (LFR) exercice 2022.
La LFR 2022 se présente en termes de recettes à 26 192,46 milliards GNF, en dépenses à 30 566,41 milliards GNF avec un taux d’inflation de 10,2% et taux croissance 5,1%. Le taux d’investissement revu à 11 233,12 milliards GNF soit 36,75% du budget national de développement.
Alors que l’économie mondiale se préparait à sortir de la pandémie de la Covid-19, cette nouvelle orientation de la politique économique et budgétaire du gouvernement pour l’année en cours intervient à cause du conflit russo-ukrainien qui a affecté à nouveau le marché mondial.
‘’Cette approche permet de garantir un espace budgétaire suffisant pour approfondir la refondation de l’Etat et améliorer la gouvernance publique, priorités instruites par la Charte de la Transition et poursuivies depuis un an par le CNRD. Elle permet également d’apporter dès maintenant, des réponses concrètes aux attentes et préoccupations de la population, identifiées pendant l’immersion gouvernementale à l’intérieur du pays du 16 mai au 16 juin 2022’’, a indiqué Lanciné Condé, ministre du budget.
Moussa Cissé souligne que la répartition sectorielle des dépenses d’investissements publics se présente comme suit : ‘’Le développement rural et environnement 4,9% du total des prévisions soit 269,39 milliards GNF, le secteur de l’eau, de l’énergie, de l’industrie et du commerce 361,7 milliards soit 5,9%, les infrastructures et transports 35,4% soit 2 167,86 milliards, le secteur social 20,3% soit 1 242,5 milliards, l’administration générale, la décentralisation, la défense et la sécurité 1 954 milliards soit 31%, les droits et taxes 133, 10 milliards soit 2,2%’’.
Le président du CNT, Dansa Kourouma, à l’issue de la présentation de la LFR 2022, visant à rectifier les déséquilibres économiques de l’année en cours, a invité le gouvernement à ‘’améliorer le processus d’affectation des recettes non fiscales, accroître la contribution des sociétés publiques aux recettes de l’État, le respect du plan d’engagement, la lutte contre les surfacturations à travers la fixation d’un prix référentiel de la commande publique’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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