C’est pourquoi, nous ne pouvons ni anticiper ni nous protéger, encore moins profiter de la moindre conjoncture internationale. Alors, que celle-ci soit favorable ou pas, nous ne pouvons que subir en espérant la pitié des éventuels généreux du monde, car n’ayant pas pu construire, en 62 ans d’existence, le fondamental pour la maîtrise de notre destin commun : un État fort et vertueux.
En ce qui concerne le cas particulier du carburant qui est une denrée très consommée, l’Etat qui fait le choix de la facilité, y applique plusieurs catégories de taxes pour combler ses différents manques à gagner. Cela alourdit naturellement le prix de ce produit de grande consommation. Mais à force d’y mettre trop de pression, cette matière imposable risque de disparaître, car le volume de consommation va baisser par le fait de la perte du pouvoir d’achat des consommateurs.
Enfin, le manque de vision des dirigeants fait que notre économie n’est pas bien structurée et diversifiée. Donc l’Etat ou ce qui en tient prétendument office, ne survit que grâce à un panier de recettes très restreint.
Dommage pour nous !
Aliou BAH
Président de l’organe provisoire du MoDeL