À l’occasion du premier anniversaire de la proposition de l’Initiative pour la gouvernance mondiale
Le 1er septembre 2025, à un moment historique important marqué par le 80e anniversaire de la création des Nations unies, le Président Xi Jinping a proposé pour la première fois l’Initiative pour la gouvernance mondiale lors du Sommet de Tianjin de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), apportant une solution chinoise pour remédier au déficit de gouvernance mondiale et construire un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable, et fournissant une importante orientation conceptuelle au système de gouvernance mondiale en pleine phase de profondes transformations.
L’Initiative pour la gouvernance mondiale prend pour principes fondamentaux comme le respect des buts et principes de la Charte des Nations unies, la mise en pratique d’une vision de la gouvernance mondiale fondée sur la concertation, ainsi que la construction conjointe et le partage. Elle propose cinq grandes idées directrices : défendre l’égalité souveraine, respecter l’État de droit international, mettre en pratique le multilatéralisme, promouvoir une approche centrée sur l’être humain et accorder de l’importance à l’orientation vers l’action. Au cours de l’année écoulée, cette initiative a suscité une large attention et une reconnaissance de la part de la communauté internationale. Passant des idées à la réalité, elle a obtenu des résultats de développement remarquables : près de 160 pays et organisations internationales l’ont activement soutenue, et plus de 60 pays ont rejoint avec enthousiasme le « Groupe des amis de la gouvernance mondiale ».
L’Organisation internationale pour la Médiation (IOMed) a été établie et officiellement mise en service à Hong Kong, avec l’adhésion active de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe, et a déjà réglé avec succès son premier différend maritime international. L’Organisation mondiale des données et l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle ont été créées en Chine, tandis que le « Document conceptuel de l’Initiative pour la gouvernance mondiale » et le livre blanc ont été publiés successivement. Ces avancées montrent que l’Initiative pour la gouvernance mondiale s’enracine progressivement dans les pratiques de coopération internationale et insuffle une nouvelle vitalité à la réforme du système de gouvernance mondiale.
Actuellement, la situation internationale demeure en pleine transformation et évolution complexes et profondes. Le déficit de gouvernance mondiale persiste. Les mécanismes de gouvernance dans certains domaines sont encore en décalage avec les besoins réels du monde. La représentativité ainsi que le droit à la parole des pays en développement au sein du système de gouvernance internationale restent insuffisants. Face à ces nouvelles situations et à ces nouveaux problèmes, la communauté internationale ressent plus que jamais le besoin urgent d’améliorer l’efficacité de la gouvernance mondiale et de perfectionner le système de gouvernance mondiale, ce qui met d’autant plus en évidence la valeur pratique de l’Initiative pour la gouvernance mondiale.
Nous devons promouvoir une multipolarisation du monde égalitaire et ordonnée, et préconiser une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. En août de cette année, lors de sa participation à la Réunion OCS Plus à Bichkek, le Président Xi Jinping, s’exprimant sur le thème «Promouvoir ensemble l’avènement d’un monde multipolaire égal et ordonné en vue d’une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable», a souligné que la Chine soutient une large participation des pays en développement à la réforme du système de gouvernance mondiale et qu’elle œuvrera de concert avec tous les pays afin de laisser une empreinte du Sud et d’apporter une contribution du Sud Global à la gouvernance mondiale.
De Tianjin à Bichkek, l’Initiative pour la gouvernance mondiale a entamé son parcours depuis son point de départ. Ce bien public international important que la Chine offre au monde, axé sur le renforcement du rôle des Nations unies et la construction d’un monde multipolaire, vise à œuvrer de concert avec tous les pays pour parvenir à une paix, un développement et une prospérité durables, témoignant de la clairvoyance et du sens des responsabilités du Président Xi Jinping en tant que dirigeant d’une grande puissance mondiale, et incarnant la mission historique de la Chine de promouvoir activement la réforme du système de gouvernance mondiale.
Nous devons nous conformer à la tendance générale à la démocratisation des relations internationales et construire un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. L’essor collectif du Sud global est un signe manifeste des grands bouleversements que connaît le monde. Lors de la 18e rencontre des dirigeants des BRICS qui vient de s’achever, le Président Xi Jinping a proposé que les pays des BRICS deviennent des pionniers dans la promotion du développement innovant, dans la préservation de la paix et de la stabilité, dans la promotion de la compréhension mutuelle entre les civilisations, ainsi que dans la réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale, traçant ainsi la voie à suivre pour la coopération des BRICS et la participation du Sud global à la gouvernance mondiale.
En tant que membre du premier rang du Sud global, la Chine œuvre activement avec les nombreux pays en développement, y compris les pays des BRICS, à promouvoir la croissance de l’économie mondiale, à améliorer la gouvernance économique mondiale et à faire progresser la démocratisation des relations internationales, contribuant ainsi par la force du Sud global à la construction d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable.
Nous devons rassembler un large consensus de la communauté internationale et promouvoir la mise en place d’une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. En mai de cette année, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et Ministre des Affaires étrangères, a exposé, lors de sa participation à la réunion du « Groupe des amis de la gouvernance mondiale » au siège des Nations unies à New York, les cinq grands consensus auxquels les pays sont parvenus depuis la création du Groupe des amis, dans un esprit d’égalité et de respect, à savoir promouvoir la démocratisation des relations internationales, préserver les buts et principes de la Charte des Nations unies, préserver le rôle central des Nations unies, réduire progressivement le fossé Nord-Sud et se concentrer sur la résolution des problèmes concrets. Il a également proposé neuf orientations pour la réforme de la gouvernance mondiale. La Chine s’apprête à organiser le premier « Forum de Xiong’an sur la gouvernance mondiale ». Nous espérons que, dans cette « ville du futur » qu’est la Nouvelle zone de Xiong’an, nous pourrons échanger avec toutes les parties sur les grandes orientations de la réforme et de l’amélioration de la gouvernance mondiale et œuvrer ensemble à la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus équitable, plus raisonnable et plus juste.
La mise en œuvre de l’Initiative pour la gouvernance mondiale nécessite la participation, la construction et les bénéfices communs de tous les pays. La Chine est disposée à œuvrer de concert avec la Guinée et les autres pays du monde, à rester attachée au véritable multilatéralisme, à promouvoir l’ouverture et la coopération, à défendre l’équité et la justice, à préserver l’État de droit international, à soutenir fermement les pays du Sud global dans le renforcement de leur représentativité et de leur droit à la parole, à faire évoluer le système de gouvernance mondiale vers davantage de justice et de rationalité, et à avancer ensemble vers un avenir meilleur de paix, de sécurité, de prospérité et de progrès.