A en croire l’ancien haut représentant du président Alpha Condé, le pouvoir a lancé une campagne de déstabilisation et d’intimidation contre l’UFR depuis que sa formation politique s’est opposée au projet de 3e mandat.
‘’Il y a quelque chose qui commence dans notre pays. Depuis que l’UFR a affirmé son refus contre le troisième mandat, une décision a été prise en haut lieu pour s’attaquer à notre parti. Il y en a qu’on a achetés avec de l’argent, d’autres avec des postes. Et quand tout cela ne marche pas, on veut nous faire peur. Mais nous, on n’a pas peur’’, indique Sidya Touré.
‘’Les militaires nous ont menacés ici, on est quand même allés au stade du 28 septembre. Ceux ont eu peur n’y sont pas allés. On n’a pas peur d’aller là il faut quand il s’agit de défendre les intérêts de la Guinée’’, ajoute-t-il.
L’ancien Premier ministre accuse le pouvoir de vouloir intimider les cadres de l’UFR afin de les dissuader de s’opposer au troisième mandat. ‘’Nous sommes contre le troisième mandat. Et à cause cela, on veut nous effrayer en convoquant nos communicants d’abord à la police. Ensuite, on réfléchit sur d’autres stratégies pour tenter de requalifier les faits pour dire qu’il a insulté le président. Mais c’est un papier que tout le monde peut lire. Il a donné son opinion’’, assure Sidya Touré.
Le président de l’UFR rappelle que la constitution guinéenne garantit à tous les citoyens le droit de s’exprimer en toute liberté. ‘’Le délit d’opinion n’existe pas en Guinée. Notre constitution reconnait à tous les guinéens le droit d’avoir des opinions. Sinon, il n’y aurait pas eu plusieurs partis politiques et on allait revenir au parti-Etat comme avant. S’il y a plusieurs partis, il doit y avoir des gens qui ne sont pas d’accord avec toi’’, indique M. Touré
‘’Donald Trump a 62 millions de gens qui le suivent sur twitter. Certains le critiquent très durement en lui parlant mal parfois. Il a sélectionné sept d’entre eux pour les effacer. Les sept personnes sont allées au tribunal de Washington pour dire qu’il les a effacé pour ne plus qu’elles puissent intervenir dans le débat. Le juge a dit au président de les remettre et ça a été fait. C’est cela la démocratie’’, enseigne-t-il à Alpha Condé
Pathé BAH, pour VisionGuinee.info
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