Selon le directeur adjoint du département Démembrement à la Commission nationale indépendante (Céni), ce manquement se situe au niveau de l’amalgame qu’il explique.
‘‘En réalité, la Guinée n’a pas un Code électoral pour le moment. Elle a plutôt une loi électorale, parce que dans cette loi, vous n’avez pas la partie réglementaire. Et c’est ce qui complique la tâche à la Céni’’, enseigne Francis N’kpa Koulémou.
‘‘La loi électorale définit normalement les procédures ; ce qui doit être fait. Mais comment cela doit-il être fait ? C’est cette partie réglementaire qui n’y existe pas’’, poursuit-il.
‘‘Le Code électoral est une loi organique. Et chez nous, il faut les 2/3 des députés pour faire passe un projet de loi. Lorsque ce vote est fait, il y a des modalités d’application dans les moindres détails qui doivent aller dans un ensemble de textes qu’on appelle la partie réglementaire ou le texte d’application. Nous, nous n’en avons pas. Voilà ce qui fait que la Guinée n’a pas un Code électoral, mais une loi électorale’’, persiste et signe le commissaire.
Voilà qui interpelle le législateur à doter la Guinée d’un Code électoral, quand on sait que le document existant se fait passer pour quelque chose qu’il n’est pas.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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