Avec un prix affiché à 100 euros, le smartphone Kunfabo souhaite concurrencer les géants du low-cost sur le marché africain, comme le hongkongais Infinix Hot 2 et le chinois Tecno. Par ailleurs, il va se démarquer en intégrant des applications pré-installées « purement africaines », à l’instar de Dikalo le « WhatsApp africain », et une application de géo-localisation créée en Guinée qui, selon la fondatrice, répondront aux besoins des Africains qui vivent sur le continent.
Derrière Kunfabo – « être en contact » en langue malinké -, se cache Fadima Diawara, une Guinéenne de 33 ans. Si cette aventure se concrétise – son projet, encore en phase de prototype, est en négociation avec des investisseurs pour lancer la commercialisation d’ici la fin de l’année -, elle marquera un grand virage pour celle dont rien ne destinait à l’univers de la « tech ».
À 23 ans, l’étudiante en droit à l’université de Conakry quitte son pays pour s’installer en Catalogne, dans la ville espagnole de Gérone. Très vite, la jeune femme se trouve confrontée aux réalités de nombreux étudiants africains : ses études de droit validées dans son pays natal n’ont aucune équivalence en Espagne. Fadima Diawara se réoriente donc en comptabilité et reprend tout à zéro.
Un passage en tant que commerciale chez un grossiste – qui vend des produits de décoration à travers toute l’Europe – permet à Fadima Diawara de comprendre les rouages du commerce à l’échelle régionale. Elle y « apprend beaucoup », souligne-t-elle aujourd’hui. En 2016, sa passion pour la technologie prend le dessus « pourquoi l’Afrique n’est pas capable de créer son propre smartphone ? » s’interroge-t-elle. Alors, elle quitte son emploi et décide de créer sa marque, Kunfabo, dans laquelle elle a investi plus de 100 000 euros, en fonds propres et avec l’aide de business angels…Lire la suite de l’article sur Jeuneafrique.com en cliquant ici.