Le syndicaliste prévient que si l’Etat ne donne pas une suite favorable à la revendication salariale des enseignants pour un salaire mensuel de 8 millions de francs guinéens, les professionnels de l’éducation iront en grève sur toute l’étendue du territoire national.
Aboubacar Soumah, lors d’un exercice médiatique, a rappelé que le protocole d’accord, signé début mars pour mettre fin à la crise, avait défini un timing pour les négociations.
‘’C’est du 2 mai au 25 mai. Nous avons entamé les négociations le 4 mai. Si le gouvernement n’est pas capable d’appliquer les décisions qui seront prises, il aurait pu nous demander de sursoir aux négociations’’, indique-t-il, annonçant un nouveau mouvement de grève à compter du samedi 26 mai.
Une grève, si elle est déclenchée, qui interviendra à quelques semaines des examens nationaux. Et Aboubacar Soumah n’en a cure. ‘’Il n’y a pas de mauvais moment pour aller en grève. Lorsque les négociations n’aboutissent pas, notre seule arme, c’est la grève’’, assure-t-il.
Dans les Grandes gueules, Mamadou Mansaré de la CNTG laissait entendre que le gouvernement n’est pas en mesure de payer un salaire de 8 millions de francs guinéens à un enseignant. ‘’Ce n’est pas réaliste. L’Etat ne pourra pas payer les enseignants à 8 millions. Je vous donne ma main à couper s’il peut le faire’’, pariait le syndicaliste.
Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Info