Derrière la hausse de la caution pour les législatives, Bah Oury y voit une mesure ‘’discriminatoire’’
[dropcap]P[/dropcap]our participer aux élections législatives du 16 février 2019, les formations politiques devront débourser 50 millions de francs guinéens pour le scrutin majoritaire uninominal à un tour et 200 millions de francs guinéens pour le scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle.
L’ancien ministre de la réconciliation nationale juge exorbitants ces montants fixés par la commission électorale nationale indépendante (CENI) pour se lancer dans la course pour la députation. ‘’C’est aberrant au-delà de toute proportion gardée pour faire preuve de sens de la mesure’’, affirme Bah Oury.
Les cautions sont passées de 80 en 2013 à 200 millions GNF pour chaque liste nationale et de 20 à 50 millions pour le scrutin l’uninominal. L’opposant voit derrière cette hausse une ‘’volonté discriminatoire dans un contexte où la plupart des partis ne bénéficient pas de subventions publiques contrairement à ceux qui siègent à l’assemblée nationale’’.
Dans la Tribune de l’actu, le président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) se demande quelle ‘’formation politique peut se targuer’’ de pouvoir présenter des candidats pour les 38 sièges à pourvoir au scrutin uninominal majoritaire à un tour.
Pour Bah Oury, ces législatives sont pour des ‘’gens qui ont déjà accumulé de la richesse (…). Seuls ceux qui ont puisé dans les caisses de l’Etat ou qui bénéficient des subsistes de l’Etat peuvent se permettre d’avoir cette somme’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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