[dropcap]D[/dropcap]ans un discours à la nation, le Président Alpha Condé, 81 ans, a annoncé, le 19 décembre 2019, la tenue d’un référendum en vue du changement de la constitution. Et cela, en dépit des contestations massives qui ont fait au moins 20 morts en deux mois.
La ligne rouge est franchie. L’opposition et la société civile crient au coup d’état civil. C’est désormais la voie ouverte à de sérieux risques de déstabilisation pour la Guinée et la sous-région.
La riposte du FNDC est en téléchargement. Elle débutera le 6 janvier par une marche et se poursuivra par des manifestations quotidiennes à partir du 13 janvier. L’objectif étant d’en finir avec le pillage de nos ressources par une petite minorité. Et rendre la Guinée aux Guinéens. En passant par une nouvelle période transitoire. Pour remettre tout à plat et porter un coup fatal au système. Si nous remplaçons des bandits par d’autres bandits, ce sera le perpétuel recommencement.
Mes chers compatriotes, nous avons besoin de nous regarder dans les yeux et de nous dire la vérité. Depuis 1958, ça ne va pas. Nous avons été trahis par l’élite intellectuelle et politique qui est responsable de la production de la pauvreté et du maintien des populations dans les conditions de vie précaires. Tout pour eux. Regardez la honte : avec ces députés ‘’périmés’’ qui réclament à cor et à cris des indemnités auxquelles ils n’ont pas droit. Devant un parterre de diplomates étrangers.
Notre sous-sol regorge de bauxite, d’or, de diamant et de minerai de fer. Notre terre est fertile grâce à une multitude de cours d’eau et des pluies abondantes. Malgré toutes ces richesses naturelles, on demande encore à Dieu de bénir notre pays !!! Mais, plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec moins d’un euro par jour, selon l’ONU. Il faut en finir avec cette Guinée malade de ses dirigeants.
DIALLO Mansour
Lille (France)

