[dropcap]V[/dropcap]ainqueur du second tour de la présidentielle du 29 décembre 2019 en Guinée-Bissau face à son challenger Domingos Simoes Pereira, il a fallu attendre près de quatre mois pour que la victoire de Umaro Sissoco Embalo soit reconnue par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Dans un communiqué publié ce jeudi 23 avril, la CEDEAO note que la Commission nationale électorale (CNE) a proclamé à trois reprises les résultats définitifs de la présidentielle bissau-guinéenne. Une de ces proclamations a été faite sous l’égide la CEDEAO après une vérification des procès-verbaux.
Après analyse profonde de la situation politique de la Guinée Bissau, les chefs d’Etat et gouvernement de la CEDEAO ont décidé de reconnaitre la victoire d’Umaro Sissoko Embalo au second tour des élections présidentielles du 29 décembre 2019.
Ils demandent au président Umaro Sissoco Embalo de procéder à la nomination d’un Premier ministre et d’un gouvernement au plus tard le 22 mars prochain, conformément aux dispositions de la constitution notamment celles relatives aux résultats des élections législatives.
Avant même la reconnaissance de sa victoire par la CENI, Embalo pris fonction après une cérémonie d’investiture, fin février dernier, dans un hôtel de Bissau. Il a pris aussitôt un décret pour nommer Nuno Gomes Nabiam au poste de Premier ministre d’Aristides Gomes.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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Eh oui ! Ce dynamique jeune chef d’Etat, dont on peut parier qu’il saura mettre la Guinée-Bissau enfin sur les bonnes voies de développement, aurait notamment des leçons de courage et de leadership politique à dispenser à pas mal de monde dans notre sous-région en général, et le Foutah Djallon en particulier !
Ce sont surtout les tares conjuguées d’un « manque de tripes » culturel, d’un égoïsme congénital et d’une domesticité endémique caracrérisant collectivement nos élites notamment, depuis 1954, que cette glorieuse victoire du président Umaro Sissoko Embalo va contribuer à mettre encore plus en évidence.
Si un Cellou ou bien des lâches et frileuses élites peules, toutes catégories confondues, pouvaient seulement s’inspirer d’un tel exemple pour se rappeler qu’ils vivent et mourront quand même (une seule fois), quoi qu’ils fassent, c’est même toute la société guinéenne qui en profiterait pour se rééquilibrer et construire l’unité et la cohésuion nationale qui manquent cruellement à ce pays et ce, depuis toujours.
Mais on sait évidemment que Malcom X ne pensait pas à nos élites notamment, lorsqu’il disait que « Le prix pour que les autres respectent vos droits humains est la mort ».
Was-Salam !
I. MB. Sow, je valide ce que vous dites. MERCI!