[dropcap]L’[/dropcap]ancien ministre de la réconciliation nationale assure que la répression sanglante qui s’est abattue sur des manifestants mardi à Coyah, Dubreka et Kamsar prouve une fois de plus que le pouvoir d’Alpha Condé est à bout de souffle.
Bah Oury se dit indigné par la banalisation de la vie humaine par le régime d’Alpha Condé dans notre pays.
Il déplore ‘’5 morts à Coyah, 1 à Dubreka et 1 aussi à Kamsar, tous violemment abattus par les forces de l’ordre en une seule journée. Aucune manifestation de protestation n’est exempte d’une répression disproportionnée entrainant des morts et le plongeon de la Guinée dans la violence endémique’’.
L’ancien président de l’Union pour la démocratie et le développement affirme que ‘’les raisons de la colère populaire sont nombreuses. Sourd aux revendications sociales de la population, aveugle face à la montée des difficultés dans le pays, et prompt à recourir à la répression, le gouvernement a perdu sa légitimité et enfonce ainsi la Guinée dans la tourmente’’, estime Bah Oury.
‘’Les mesures liées à la lutte contre la propagation du coronavirus sont devenues des prétextes pour le racket systématique des populations par les forces de l’ordre. Celles-ci se comportent comme une force d’occupation prédatrice nourrissant ainsi le ras-le-bol et la défiance’’, ajoute-t-il.
L’ancien ministre de la réconciliation nationale estime que le régime d’Alpha Condé est à ‘’bout de souffle’’ face à des ‘’crises politique, sanitaire, sociale et économique en sus de la perte de légitimité et d’absence d’empathie vis-à-vis des souffrances de la population’’.
Il met en garde le pensionnaire de Sékhoutouréyah en lui rappelant que ‘’la violence répressive ne fera qu’attiser la volonté de changement’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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