[dropcap]E[/dropcap]n exil à Ouagadougou depuis 2010 après avoir échappé à une tentative d’assassinat, l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara assure qu’il a beaucoup appris.
Interpellé sur le décès dimanche du général Nouhou Thiam, ancien chef d’Etat-major des armées, Dadis Camara s’est dit attristé par la disparition de son compagnon de lutte.
‘’C’est un nos devanciers quand on était à l’université. On a été recrutés ensemble dans l’armée. On a tissé de très bonnes relations au sein de l’armée. Quand j’ai appris son décès, j’étais meurtri’’, a-t-il confié lundi à nos confrères des Grandes gueules.
‘’Tout le temps que l’homme fait sur terre, il faut faire du bien. Son décès m’a appris beaucoup de choses’’, a ajouté Dadis Camara, qui précise que ‘’l’homme n’est rien. Il ne sert à rien de se taper la poitrine quand on est au pouvoir. Après tout, on va quitter le monde d’ici-bas’’.
‘’J’ai été humainement touché par son décès à l’image de la disparition de nos autres compagnons d’armes dont le colonel Ousmane Conté, fils du général Lansana Conté. J’ai eu à bien collaborer avec eux’’, a témoigné l’ancien bouillant capitaine qui s’est emparé du pouvoir dans la nuit du 23 décembre 2008.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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