[dropcap]L[/dropcap]e directeur général de la police nationale est revenu mardi sur l’affaire de saisie de cocaïne dans laquelle plusieurs hauts gradés de police sont cités. L’inspecteur général Ansoumane Baffoe Camara s’est livré à un exercice d’explications pour convaincre l’opinion qu’il n’est ni près ni de loi mêlé au trafic de drogue.
‘’C’est effectivement parti de ce département’’, admet-il. Le patron de la police nationale rappelle qu’une ‘’saisie a été faite par la BAC 10. Le coordinateur de cette unité a été informé. On l’a mis devant les faits et il m’a aussi informé. Le lendemain, nous avons rendu compte à qui de droit et il a été décidé d’orienter le dossier vers la DPJ’’.
L’inspecteur général Baffoe précise que la BAC est un service rattaché au cabinet du ministre de la Sécurité. Mais, dit-il, ‘’puisque courant 2020, nous étions envahis avec les opérations de maintien de l’ordre et la lutte contre la criminalité, dans le cadre de la coordination de nos activités sur le terrain, le ministre a demandé une collaboration de la BAC et la Direction générale de la police nationale (DGPN). La BAC est une unité de lutte contre la criminalité. Ses éléments nous adressent tous les rapports et ensemble, nous faisons le débriefing et rendons compte à qui de droit’’.
‘’Ils demandent des conseils par rapport à l’orientation des dossiers, c’est ainsi que le dossier s’est retrouvé à la DPJ. C’est moi en tant que directeur général qui ai demandé au ministre d’orienter le dossier vers la DPJ qui est un service reconnu de tout le monde, crédible et qui dispose d’une division chargée des drogues dures, dont la cocaïne. C’est à cette division de transmettre le dossier à l’OCAD ou à qui de droit’’ détaille le patron de la police nationale.
‘’Je ne m’aventure pas là-dessus parce que je ne suis pas spécialiste en la matière. Mais l’orientation est là et pour que le dossier soit déclenché, le coordinateur des BAC, son adjoint et toute la brigade, la commission est passée par la direction générale pour qu’ils soient entendus. Après avoir été entendus, puisque dans l’affaire de drogue, il y a souvent des non-dits, ceux qui ont été inculpés, vous savez où ils sont et le dossier est dans les mains d’une commission rogatoire qui est en cours. C’est tout ce que je peux dire’’, tente-t-il couper de court.
Selon Baffoe Camara, ‘’c’est au juge de définir qui et qui ont été inculpés, mais pour le moment, je crois il y a quatre ou cinq personnes qui sont arrêtées. C’est tout e que je sais de cette affaire. Je ne peux pas parler à la place d’un juge, parce que le dossier n’est plus au compte du ministère de la Sécurité ni de la DGPN’’.
Pour toutes questions à travers qui concerne l’affaire de saisie de drogue, il recommande aux médias d’interroger commission rogatoire à travers le directeur de l’Office central de lutte contre la drogue (OCAD).
‘’Personnellement, j’ai été entendu vendredi par la commission. J’ai livré ma version des faits, personne n’est au-dessus de la loi,. Si la commission rogatoire a besoin de moi mille fois, je répondrai parce que je ne me reproche de rien. Même ceux qui se reprochent de quelque chose, nous sommes des agents assermentés, quand on tue ou on vole, on doit reconnaître les faits. Parce que nous savons que si nous commettons des infractions punies par la loi, on est sanctionnés doublement’’, déclare-t-il.
‘’Certains ont dit ici que ‘Baffoe a fui, on l’a vu à la frontière avec la Côte d’Ivoire’. Moi j’étais chez moi à 60 Km de Kona, la première sous-préfecture de la Côte d’Ivoire’’, répond-il à ses détracteurs.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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