[dropcap]D[/dropcap]es femmes se sont mobilisées mercredi devant le palais présidentiel à Kaloum. Elles sollicitent l’intervention du président de la République pour la réouverture de l’usine de transformation de la noix de cajou au sein de laquelle elles travaillent à Kabgelen dans la préfecture de Dubreka.
‘’Nous demandons au président de la République de porter une attention particulière à notre situation. Les femmes souffrent dans ce pays. L’usine où nous trouvons notre gagne-pain a été fermée depuis des années. Nous l’invitons à prendre des dispositions pour la rouvrir’’, plaide sous anonymat l’une des manifestantes.
Selon Salma Nabé Ouwimana, représentante de la société Cashew Holding international, propriétaire de l’usine de transformation de la noix de cajou, cette unité industrielle a été ‘’fermée depuis 2018 par la banque UBA. Nous sommes allées voir le ministre de l’Industrie Tibou Kamara afin qu’il nous aide. Nous lui avons présenté tous les dossiers de l’usine. Il a adressé un courrier à la banque, mais jusqu’à présent, il n’y a pas de suite’’.
En colère, elle déclare que ‘’la banque refuse catégoriquement toute négociation avec notre usine. Nous voulons maintenant rencontrer le père la nation, le président Alpha Condé. Qu’il vienne essuyer les larmes des femmes. La société a recruté plus de 400 femmes’’.
‘’Beaucoup de femmes avaient pu quitter la rue pour subvenir aux besoins de leurs familles. Aujourd’hui, elles ne font que pleurer aujourd’hui. Que le président de la République interpelle le directeur de UBA afin qu’il nous laisser travailler’’, ajoute-t-il.
Mme Ouwimana reconnait que son usine a souscrit à un ‘’prêt de 20 millions de dollars’’ auprès de UBA. Une dette qu’elle peine à rembourser. ‘’La banque refuse toute négociation. Elle ne nous laisse même pas l’opportunité de rembourser le montant, car pour rembourser, il faut travailler’’, lâche-t-elle en se disant déterminée à poursuivre le combat pour la réouverture de son unité industrielle.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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Si c’était les militants et les sympathisants de l’opposition républicaine ou du FNDC qui MANIFESTAIENT,on les aurait tous mis à la PRISON CENTRALE DE CONAKRY pour des raisons de troubles à l’ordre public en période des Pandémies (EBOLA ET COVID-19) comme PRÉTEXTE.
Tant qu’on applique du deux poids et deux mesures en guinée.Ce pays restera paralysé et bloqué indéfiniment contre l’avenir de ses citoyens,surtout les jeunes.Parce qu’on ne développe pas un pays avec des décrets sur des décrets chaque jour.
Bonne chance à vous pour la réouverture de cette usine et que le président parvienne vite acte