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Mohamed Traoré à Ousmane Gaoual : ‘’le droit, ce n’est ni l’éthique ni la morale’’

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Soutra

Les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré ont été sommés de libérer leurs résidences d’ici le 28 février par les autorités de la transition.  Une décision qui n’est pas passé inaperçue chez Maitre Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée.

L’avocat Mohamed Traoré donne sa lecture de la décision des autorités d’exproprier Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo. Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a soulevé jeudi un problème d’éthique dans le processus d’acquisition des domaines abritant les résidences de ces deux anciens Premiers ministres.

‘’Face à la ‘solidité’ des documents présentés, les dossiers des anciens Premiers ministres sommés de quitter leurs domiciles qui seraient des biens de l’Etat, semblent se poser désormais en termes d’éthique et de morale administrative’’, indique-t-il.

‘’Autrement dit, des personnes exerçant de hautes fonctions étatiques, comme des Premiers ministres, des ministres, des présidents d’institutions républicaines, des directeurs, ne devraient pas se porter acquéreurs de biens appartenant à l’État. Il y a possiblement un conflit d’intérêts ou un risque de conflits d’intérêts. C’est une question d’éthique et de morale’’, ajoute Me Traoré.

Cependant, précise-t-il, ‘’il faut se rappeler qu’il y a quelques semaines, un membre du gouvernement de la  transition avait été interpellé par la presse sur l’absence de déclaration de biens de la part des ministres de ce gouvernement. Des personnages nommés à certaines fonctions devraient en effet déclarer leurs biens avant d’entrer en fonction. Là aussi, c’est une question d’éthique et de morale administrative’’.

‘’Ce ministre avait expliqué et justifié cette carence par l’absence, en cette période de transition, de textes juridiques concernant l’obligation de déclaration des biens, la constitution ayant été suspendue et la cour constitutionnelle dissoute’’, ajoute cet avocat.

Selon lui, ‘’la question qu’on pourrait logiquement se poser dans le prolongement de la réponse de notre ministre est de savoir s’il existait, au moment où ces anciens Premiers ministres faisaient l’acquisition des biens dont ils risquent d’être expropriés aujourd’hui, des textes juridiques qui leur faisaient interdiction de passer de telles opérations. Il ne faut pas oublier par ailleurs que le droit, ce n’est ni l’éthique ni la morale. Si l’éthique et la morale suffisaient à régler tout, on n’aurait pas eu besoin du droit’’.

Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info

00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com

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